C’est «le monde à l’envers»

Galerie Glendon 2008-2009

Gareth Bate, dont l'exposition commence ce mardi 7 octobre à la galerie Glendon.

7 octobre 2008 à 16h18

En sa 31e année d’existence, la Galerie Glendon, située sur le campus bilingue de l’Université York, à l’angle des avenues Bayview et Lawrence, propose cinq expositions et autant de vernissages et de visites guidées par les artistes qui s’expriment par la peinture, la vidéo d’art, le dessin, la photographie et l’installation.

Selon le commissaire Marc Audette, la Galerie Glendon propose un «monde à l’envers», où les artistes se plaisent à débusquer l’ordre des choses. «Pour ce faire, les artistes permutent, détournent ou retournent à l’envers des acquis de nos gestes quotidiens», souligne le commissaire. (Ce terme signifie ici expert en résidence: Marc Audette est professeur d’art à Glendon.)

Le premier retournement, c’est l’artiste de Toronto Gareth Bate qui nous le donne à voir en octobre. «Dans sa vidéo performance, l’artiste pose un geste symbolique de soumission à la nature»: il a rampé sur la rue Queen, une tourbe de hautes herbes sur le dos…

«Cet acte de repentir permute de façon symbolique l’ordre de primauté de l’homme sur la nature.»

L’étude des formes et des signes de notre culture est à la base des œuvres de Vivian Gottheim présentées à la Galerie Glendon en novembre. L’artiste propose une approche philosophique qui se détourne radicalement de l’usage superficiel associé aux signes et marques des marchandises. «Ici, explique Marc Audette, le logo retrouve toute la noblesse que lui confère le sens de sa racine étymologique grecque: la parole, la raison, le sens des choses.»

En février et mars 2009, Josette Villeneuve renverse littéralement le vêtement pour en extraire les étiquettes. «Petite pièce de tissu qui indique la provenance, le genre de fibre et toutes autres indications nécessaires à sa vente, l’étiquette est le seul signe qui résiste à l’effacement complet de toutes traces du labeur fourni par l’ouvrier.»

À partir de ces petits bouts de tissus qu’elle rattache les uns aux autres, Villeneuve veut restituer un peu d’humanité et nous ramener à la condition d’effacement de l’ouvrier du textile.

Nous pouvons donc dire, résume Marc Audette, que cette année, la Galerie Glendon présente une programmation «où l’action de Bate, la parole de Gottheim et le geste de Villeneuve retournent comme un gant la sinistre envie de baisser les bras et de ne rien faire devant un monde qui, à bien des égards, nous semble à l’envers».

La Galerie Glendon présentera aussi en mars l’exposition annuelle des étudiants de Glendon des cours de «Photographie digitale» et «Couleurs et peinture». La saison se termine par l’exposition d’un(e) artiste de la maîtrise en arts visuels de l’Université York (18 au 30 avril 2009).

«La Galerie Glendon joue un rôle primordial, tant dans la reconnaissance des artistes anglophones et francophones montant, que dans l’appui à des pratiques artistiques nationales et locales, incluant celles des étudiants de l’Université York», indique Martine Rheault, coordonnatrice culturelle du campus et responsable de la galerie.

«La Galerie est plus qu’un espace, c’est un lieu situé dans une institution d’arts libéraux où artistes, professeurs, étudiants ainsi que le grand public de Toronto se retrouvent pour découvrir le monde et réfléchir sur les idées et les événements de notre époque.»

Martine Rheault est assistée d’un comité consultatif composé de Marc Audette, Nadine Bariteau, Omid Fekri, Anna Hudson et Colette Laliberté: «Passez voir ce monde à l’envers», invite-t-elle!

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