Cendrillon fait son deuil

Les Indisciplinés à la Bibliothèque Palmerston

Régine Guyomard (la fée) et Marion Durand (Cendrillon). (Photo: Ron Giddings)
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Il était une fois une jeune fille, sa belle-mère, sa fée marraine et son prince, sur la scène d’une bibliothèque historique de Toronto. Oui, on est bien dans Cendrillon, mais dans la version moderne de Joël Pommerat montée ce week-end par Les Indisciplinés à la Bibliothèque Palmerston du quartier Bloor et Bathurst.

La troupe communautaire, qui nous a habitués depuis quelques années à des spectacles de grande qualité, a mis à contribution 12 comédiens, sous la direction du metteur en scène Jean-Nicolas Masson, pour raconter cette histoire d’une Sandra/Cendrier/Cendrillon qui doit apprendre à vivre le deuil de sa mère.

Le prince est dans la même situation, ce qui favorisera peut-être le rapprochement et, éventuellement, le bonheur avec la mystérieuse jeune femme.

Le metteur en scène Jean-Nicolas Masson.
Le metteur en scène Jean-Nicolas Masson.

La moitié des comédiens (notamment Line Boily et Pierre Gregory) n’en sont pas à leur premier rôle chez les Indisciplinés, confirme Jean-Nicolas Masson, qui, lui aussi, a signé la mise en scène de quelques succès récents de la troupe. Fondé en 2009, le groupe présente généralement deux spectacles par année.

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À cheval entre la comédie et le drame, ce Conte pour les temps modernes est très «français de France», reconnaît le metteur en scène, qui a lui-même conservé l’accent français de ses parents, même s’il est né à Toronto et a étudié à l’école secondaire Étienne-Brûlé et à l’Université d’Ottawa. «La belle-mère, par exemple, est d’une condescendance française presque stéréotypée.»

«Le deuil, c’est inévitable et universel», explique Jean-Nicolas Masson. «Et en même temps, on peut l’aborder de mille et une manières. Ici, ce n’est pas trop lourd.»

D’une saison à l’autre, les Indisciplinés relèvent des défis techniques plus importants. Ici, c’est un livre de contes géant, sur la scène, qui permet les changements de décors et d’autres trouvailles. «Nous avons d’ailleurs choisi la scène de la bibliothèque Palmerston (plutôt que celle de l’auditorium de l’école Gabrielle-Roy) parce qu’elle offre des avantages techniques dont nous avions besoin», dit-il.

La pièce est présentée au 560 avenue Palmerston ces vendredi et samedi 25 et 26 novembre à 19h30, dimanche 27 novembre à 14h, et le vendredi 2 décembre à 19h30. Billets: 15 $ en ligne, 10 $  pour les membres, 20 $ à la porte.

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