Les Indisciplinés de Toronto: des confirmations et des découvertes

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Le premier spectacle de la nouvelle saison des Indisciplinés a fait le plein. Cela commence à devenir une habitude du côté de la troupe de théâtre communautaire, dont tous les derniers spectacles ont fait salle comble. En tout, plus de 300 personnes ont vu les pièces M. Philbin et Les Boulingrin. Un chiffre supérieur aux attentes de la troupe.


Le soir de la première, les derniers réglages sont prêts, les comédiens vont faire le grand saut et le public ne sait pas encore à quoi s’attendre. La tension est palpable, ça ne serait pas le moment de se rater!


Les trois comédiens de la première pièce, M. Philbin se présentent au public. Dans son appartement, un vieux bonhomme, dont on comprend qu’il fut un peintre renommé, se morfond et fait subir sa mauvaise humeur à son fils et aux aides à domicile.


Il reproche à son fils (Charles Brousseau) de ne pas être assez présent, mais ne veut pas habiter avec lui, ni qu’il couche sur son divan. Il veut que l’aide familiale lui fasse à manger, mais uniquement ce qu’il aime, c’est-à-dire rien du tout, sauf la cuisine française de sa femme, qui est décédée. Donc il n’aime plus rien en résumé.


À deux doigts de se faire retirer son droit à une aide domicile, après avoir fait subir de mauvais traitements à plusieurs d’entre elles, M. Philbin (Raymond Guindon) rencontre Mélissa (Rebecca Aiach), une jeune femme passionnée d’art et mère célibataire.


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Au début, le vieux bourru ne parvient pas à se dégager de son personnage, mais peu à peu, les connaissances de Mélissa éveillent son intérêt pour l’art, qu’il veut tant bien que mal dissimuler.


Escroqué par son agent, les mains pleines d’arthrite, veuf, Larry Philbin est désoeuvré. Il faudra toute l’attention de Mélissa et de son fils pour qu’il retrouve le goût de vivre et d’aimer les autres.


Il s’agissait là d’une première pour le metteur en scène, Guillaume Touzel-Bond, et les trois comédiens, Charles Brousseau, Rebecca Aiach et Raymond Guindon. On peut leur tirer notre chapeau, c’était une première très encourageante.


La deuxième pièce, Les Boulingrins, regroupait des comédiens plus expérimentés, mais aussi de nouvelles têtes des Indisciplinés.


Jules Daviau et Christopher King, qui avaient tous deux fait leurs débuts dans Communicata se sont retrouvés pour une partie de brassage en règle, sur la personne de Jules Daviau!


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Vaudeville issu du cerveau fécond de Georges Courteline, Les Boulingrins mettent en scène un pique-assiette (Jules Daviau) et un couple (Christopher King et Ève Attali), ainsi que leur servante (Céline Saday).


Les trois derniers complotent contre le premier pour le faire partir de chez eux au plus vite, sentant que le pique-assiette est spécialiste dans son domaine.


Tout à tour bousculé, pincé, meurtri, frappé, giflé par le couple, le pique-assiette tente désespérément de déguerpir au plus vite, mais cela n’est pas chose aisée parfois!


Nous avons la confirmation du talent de deux «anciens» des Indisciplinés et nous découvrons avec joie celui des autres comédiens du spectacle. Merci encore!


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