Aventures colorées en compagnie de Louna, Delphine et Alexis

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Comment un adulte doit-il présenter un livre pour enfant? Comment doit-il lire un album jeunesse? En se mettant dans la peau du jeune lecteur, en replongeant dans ses propres souvenirs d’enfance? Non, mieux vaut laisser toutes les portes ouvertes, celles du cœur comme celles de la raison. J’ai fait cet exercice à cinq reprises et je me suis régalé.

Je suis Louna et je suis une artiste, album de Bernard Gauthier, illustrations de Gérard Frischeteau, Édi-tions Québec Amérique, Montréal, 2005, 32 pages, 9,95 $.

Après avoir combattu lions et dragons dans Je suis Louna et je n’ai peur de rien, la fillette endosse une douzaine de rôles dans le monde du spectacle. La jeune artiste est tour à tour magicienne, flûtiste, comédienne, dan-seuse, funambule, chan-teuse, mime et j’en passe. Chaque rôle fait l’objet d’un poème de quatre lignes. En voici un exemple: «Quand je suis Louna / la funambule Louna / je prends le thé / sur un fil d’acier.» Les superbes illustrations de Gérard Fricheteau ouvrent la porte à douze petites histoires que les enfants ima-gineront facilement. C’est coquin, c’est coloré, c’est coté 5 étoiles.

Dure Nuit pour Delphine, roman de Johanne Mercier, illustrations de Christian Daigle, Soulières Éditeur, collection «Ma petite vache a mal aux pattes», Saint-Lambert, 2005, 64 pages, 7,95 $.
Delphine a pour mission de remplacer la fée des dents. Prendre la dent sous l’oreiller, placer la pièce de monnaie et filer, ce n’est pas très sorcier, me direz-vous. Certes, à moins d’avoir oublié d’apporté sa baguette magique… En faisant surgir un obstacle après l’autre, l’histoire que raconte Johanne Mer-cier ne manque pas de rebondissements.

L’idée d’écrire ce petit roman lui est venue d’une confidence faite par son fils Antoine qui trouvait la fée des dents vraiment géniale parce que toujours capable de faire son travail sans jamais réveiller personne. C’est tout le contraire qui se produit ici! L’illustrateur Christian Daigle dormait quand la fée passait prendre ses dents; cela ne l’a pas empêché de brosser un portrait rigolo de ce personnage.

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La Chambre vide, roman de Gilles Tibo, illustrations de Geneviève Côté, Soulières Éditeur, collection «Ma petite vache a mal aux pattes» (6 ans et plus), Saint-Lam-bert, 2005, 56 pages, 7,95 $.

Papa, maman et petite sœur pleurent. Le fils, le grand frère est mort, happé par une voiture. Un accident qui sème le désarroi. Gilles Tibo a écrit ce texte en pensant à tous ceux et celles qui ont subi la perte d’un ami ou d’un pa-rent lors d’un accident de la route. Il illustre à quel point les survivants deviennent les vraies victimes, aux prises avec la peine, la rancœur et un difficile pardon.

Ce petit roman montre comment le pardon constitue justement une étape importante pour retrouver un peu de sérénité dans les pénibles moments qui suivent la mort d’un être cher. La douzaine de dessins pleine page de Geneviève Côté sont autant d’étoiles qui brillent doucement et qui rient même parfois avec le jeune lecteur et la jeune lectrice.

Alexa Gougougaga, roman de Dominique Demers, illustrations de Philippe Béha, série Alexis, no 6, Éditions Québec Amérique, collection Biblio jeu-nesse (7 ans et plus), Montréal, 2005, 72 pages, 8,95 $.

L’auteure franco-ontarienne a concocté une autre aventure mettant en scène Alexis Dumoulin-Marchand. Le petit garçon a entendu ses parents parler d’un projet excitant «qui va coûter cher et demander beaucoup d’énergie». Persuadé que ses parents veulent mettre au monde un autre enfant, Alexis imagine un plan pour les en dissuader. Car un bébé, c’est bien connu, ne fait que trois choses: brailler, bouffer et crotter.

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Le plan nous révèle un Alexis aussi futé qu’exécrable. Dominique Demers excelle, comme toujours, dans l’art de raconter une histoire désopilante qui suscite de fous rires. Et est pris qui croyait prendre…

Le Lapin clochard, texte de Sonia Sarfati et illustrations de Jacques Goldstyn, pour les 6 ans et plus, Éditions Boréal, collection Boréal Maboul, Montréal, 2005, 56 pages, 9,95 $.

Tous les chemins mènent à Rome ou… Rhaum-les-Ternelles. C’est dans cette ville que se déroule l’histoire abracadabrante que Sonia Sarfati raconte avec beaucoup d’humour et en jouant sur les mots (comme dans le nom de la ville). C’est la veille de Pâques et Laurie doit prendre soin de son cousin Michel l’ange. Pour calmer le cousin turbulent, Laurie a besoin de chocolat, mais la chocolaterie est à sec, au dire du Lapin clochard.

Ce personnage en fait voir de toutes les couleurs à Laurie qui est rouge à l’idée des bleus qu’elle risque d’avoir. Elle doit «ouvrir les yeux, tant qu’ils ne sont pas au beurre noir». Comme ce récit plein de rebondissements risque de creuser l’appétit, ayez une tablette de chocolat à portée de la main.

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