Au coeur des Andes: la capitale des Incas

Partagez
Tweetez
Envoyez

Cuzco, la capitale de l’empire Inca, est une ville touristique dynamique de 275 000 habitants. Elle constitue le point de départ de toutes les excursions vers la vallée sacrée, Machu Picchu et l’Amazonie. Son architecture coloniale et inca, sa plaza de Armas et la culture de ses habitants sauront vous séduire.

Après deux tentatives d’atterrissage, les vents forts nous obligent à faire demi-tour. La ville de Cuzco est flanquée au beau milieu des montagnes, à 3400 m d’altitude, et les avions doivent atterrir avant la noirceur. Les pics des montagnes cachés dans les nuages ne pardonnent aucune erreur.

Lendemain midi, atterrissage prise deux. J’arrive à bon port, soulagée. Le taxi qui m’emmène chez Gloria et Pepe, une famille péruvienne chez qui je séjournerai pendant trois semaines, est une vieille Daewoo. Ces bolides miniatures se faufilent à toute allure entre les voitures. Mon Jacques Villeneuve de conducteur klaxonne sans modération en tentant d’éviter piétons et chiens errants.

L’ambiance chaleureuse

Arrivée à destination, Gloria et Pepe m’accueillent chaleureusement. Leur belle maison clôturée se trouve dans Magisterio, un quartier huppé résidentiel. Gloria m’apporte aussitôt un thé de coca: le remède tout à fait légal (au Pérou) au mal de l’altitude qui guette les touristes fraîchement débarqués. À cette altitude, le soleil est de plomb et le pouls s’accélère au moindre effort.

J’accepte donc volontiers la tasse de liquide chaud. Au pays des Incas, le coca se vend partout, en feuilles ou en sachets. On en fait même des bonbons. Je dirais que le goût se rapproche de celui de la menthe et de la camomille. L’effet? Pas très perceptible au premier abord, mais semblable à la caféine il me semble.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Après une petite sieste, il est temps d’explorer le centre de la ville. Je hèle un taxi sur Avenida de la Cultura. Une petite Daewoo jaune s’arrête immédiatement. Dix minutes et 3 soles plus tard, me voilà sur Avenida del Sol, une rue commerciale qui débouche sur la plaza de Armas, le cœur de Cuzco avec ses trois églises, son architecture coloniale et ses rues de pierres étroites.

Au loin, j’entends une musique de fanfare et aperçois une foule de curieux. Les Cusquenos ont enfilé leurs beaux costumes folkloriques et dansent gaiement dans la rue. Quand ce n’est pas un défilé qui envahit la plaza, ce sont les touristes, gens du coin et vendeuses de marionnettes à doigt qui contribuent à son atmosphère décontractée. Le sifflet des policiers qui patrouillent à pied le lieu est aussi un son constant. Mais rassurez vous, Cuzco est une destination assez sécuritaire si l’on prend les précautions habituelles.

Découverte de la ville

Les architectures coloniale espagnole et inca se mélangent harmonieusement dans le centre de la ville. C’est dans la calle Loreto, à côté de l’église La Compania de Jesus, que l’on trouve les meilleurs exemples de murs Inca, composés de blocs de pierres parfaitement taillés et qui servent aujourd’hui de fondations aux bâtiments plus modernes.

Derrière la cathédrale, San Blas est un charmant quartier touristique à flanc de montagne où il fait bon flâner dans le dédale de rues étroites truffées de cafés, marchés d’artisanat et restaurants.

La calle Triunfo est un spectacle en soi: un «roi Inca» pause pour les touristes et des femmes aux longs cheveux noirs tressés et coiffées d’un chapeau melon se promènent, un lama en laisse ou un agneau dans les bras, en attendant qu’un gringo prenne leur photo en échange d’un sol (environ 
0,40 $). Notez que les Péruviens aiment bien appeler les gens par leur caractéristique. Ne soyez donc pas insultés si l’on vous interpelle dans la rue par un «gringo» ou «gringa» bien intentionné.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

La culture locale

Ma balade m’amène ensuite au marché Santa Ana, tout près de la gare de train San Pedro. Un marché authentique où l’on trouve de tout: tuques péruviennes en laine d’alpaga, chocolat, feuilles de coca… Quelques touristes flânent par-ci par-là et les chiens errent comme bon leur semble parmi les allées. Un bon endroit pour sortir des sentiers battus et se rapprocher de la population.

Une autre bonne façon de s’imprégner de la culture locale est d’utiliser le système de transport en commun de la ville: les combis. Ces mini-fourgonnettes ont une capacité d’environ 10 passagers, mais pas à Cuzco…avis aux claustrophobes. Le conducteur du combi dans lequel je prends place fait jouer une drôle de musique aux intonations asiatiques.

La voix aiguë de la chanteuse et la langue me rappellent l’Orient. Pepe m’explique plus tard qu’il s’agit de musique traditionnelle en quechua, une langue parlée par de nombreuses personnes au Pérou et dans d’autres régions des Andes.

Les papilles

Pour bien découvrir un pays, il faut évidemment goûter à sa cuisine. La gastronomie péruvienne, considérée comme l’une des plus variées au monde, se compose essentiellement de viande, poisson, riz, pommes de terre et maïs: normal quand le pays compte 35 variétés de maïs et 4 000 de pommes de terre. Deux spécialités à essayer: le lomo saltado et le ceviche. Le premier est un plat fait de bœuf, oignons, pommes de terre, ail, cumin et origan. Le deuxième est un mélange de poissons et crustacés marinés dans du jus de citron et des oignons.

Assurez vous de bien choisir votre cevicheria, car ce plat de poissons crus doit être servi très frais, surtout à Cuzco qui est loin de l’océan! Vaut mieux opter pour un restaurant touristique un peu plus cher.

Du côté des boissons, l’Inca Kola, une boisson jaune très sucrée, est la boisson gazeuse numéro un des Péruviens. Si on a envie d’un peu plus de piquant, c’est le Pisco Sour qu’il faut essayer, le cocktail national fait de pisco (une sorte de brandy), jus de citron, blanc d’œuf, sucre et angostura. À siroter également, le Peru Libre, la version péruvienne du Cuba Libre. On remplace évidemment le rhum par du pisco. À Cuzco, la modération est de mise, car les cocktails sont très forts en alcool… ou peut-être serait-ce l’effet de l’altitude qui fait tourner la tête…

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur