Apprendre le français dans les rues

Easy French sur YouTube

Anthony Lesbros dans une de ses capsules Easy French sur YouTube.

Anthony Lesbros dans une de ses capsules Easy French sur YouTube.


3 avril 2017 à 23h34

Apprendre le français à travers des entrevues authentiques dans les rues de Québec, Nice ou… Toronto, c’est l’approche originale du programme Easy French d’Anthony Lesbros sur YouTube.

Les vidéos mettent en valeur la culture de rue des pays partenaires, à travers des représentations du quotidien. Les épisodes sont produits à divers endroits dans le monde et sous-titrés dans la langue locale et en anglais, «une fonctionnalité précieuse pour les apprenants de tous les niveaux», explique ce jeune youtubeur, chargé de cours au département d’Études françaises de l’Université de Toronto.

Originaire de Nice et établi à Toronto depuis septembre, il est vidéaste amateur pour la compagnie Easy Languages avec une première vidéo Bienvenue à Nice, en 2014. Easy Languages propose un apprentissage des langues sur YouTube, ayant débuté en 2006 avec Easy German, à l’initiative de Global Experience à l’école secondaire Schiller à Münster, en Allemagne.

Global Experience est un réseau international de jeunes médias dédiés à renforcer le dialogue multiculturelAnthony Lesbros a fait un stage à Schiller. «Ils ont fait des ateliers et ont initié des projets avec l’Allemagne et la Namibie. Ils ont envoyé des reporters dans le monde. Certains d’entre eux font aussi partie d’Easy Languages.»

À partir de 2013, la communauté de vidéastes d’Easy Languages s’est considérablement accru, et des coproducteurs du monde entier ont rejoint le projet, avec Easy Japanese, Easy German, Easy portuguese, Easy Spanish, Easy French et bien d’autres.

Blogues et voyages

Attirant un public mondialement intéressé par les langues étrangères et l’échange multiculturel, Anthony a donc rejoint Easy Languages et il a aujourd’hui 101 vidéos à son actif. «Quelques-unes de mes vidéos ont été vues plus de 200 000 fois», dit-il.

Lorsqu’il était étudiant à l’Université de Galway en Irlande, Anthony voulait voyager, avait beaucoup d’idées de blogues et l’envie de faire quelque chose d’utile qui le stimulait. «J’ai écrit à Easy Languages, j’ai acheté mon matériel et ma première caméra, et ça a marché, avec des pauses parfois.»

Anthony réalise une vidéo en 4 heures de tournage et 4 heures de montage. En plus d’Easy French, il produit également des épisodes pour Super Easy French : «Je me mets en scène dans des situations, je parle des choses que je vois autour de moi, je parle aussi de ce que je fais, c’est un peu différent des sujets traités sur Easy French. J’évolue sur les thématiques, par exemple: à l’aéroport, à la boulangerie ou au sport.»

Anthony Lesbros est très ambitieux, curieux et dans la constante aventure: «j’ai fait beaucoup de kilomètres en autostop, j’adore ça et je le mets au profit des vidéos, de Paris à Reims à Strasbourg, et je profite de tourner lorsque je rentre dans ma ville natale, Nice». Ses reportages portent sur des thèmes très larges allant de «qu’avez-vous fait aujourd’hui ?» à des sujets plus complexes comme «comment rendre le monde meilleur». Anthony fait attention à son niveau de langue, et à la vitesse à laquelle il parle. C’est connu: les Français parlent vite.

Des idées plein la tête

En plus de gérer avec succès sa chaîne YouTube, le jeune prof a beaucoup d’idées et plusieurs cordes à son arc.

«J’aimerais pousser le travail de réalisation à un niveau supérieur, travailler des histoires et des objectifs plus importants, envisager autrement les entrevues de rue», nous dit-il avec enthousiasme. «Je vais notamment réaliser une vidéo de promotion sur Toronto: un documentaire en français qui donne envie de venir dans cette ville. Ce sera un travail de qualité, chaque détail comptera.»

Anthony veut aussi créer une web-série, lorsqu’il aura «le temps et l’argent», ainsi qu’un court métrage. Ce qui le motive plus particulièrement serait de créer un documentaire sur «comment une langue s’apprend». Son rêve serait de travailler pour une télévision comme Arte ou France 5 «si des possibilités s’ouvraient à moi et si je pouvais gagner ma vie décemment avec».

Pour continuer de «créer des aventures qui puissent servir aux gens, il faut montrer plus de villes». À cette fin, il s’est lancé dans le financement participatif sur la plateforme Patreon. L’argent récolté sera utilisé pour améliorer le projet, acquérir de meilleurs équipements, et permettre également aux personnes derrière Easy French de voyager vers des lieux francophones (le Québec, la Suisse, la Belgique, etc.).

En tant que mécène d’Easy French, chaque participant recevra des récompenses pour son aide. La participation varie entre 1$ — dont la récompense est une vidéo mp3 avec son script — et 10$ permettant l’accès à toutes les compensations proposées et un Skype avec Anthony Lesbros.

On sent chez cet ambitieux une motivation palpable. Il n’est pas prêt d’arrêter: «Quand on aura produit autant de vidéos qu’il existe de Pokémon, on pourra peut-être s’arrêter!»

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