Amitié, amour et intrigue dans l’imagination galopante de Sébastien Didier

Sébastien Didier, Ce qu’il nous reste de Julie
Sébastien Didier, Ce qu’il nous reste de Julie, roman, Paris, Éditions Hugo Thriller, 2021, 432 pages, 29,95 $.
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Une profonde amitié ne meurt jamais. Encore plus que l’amour, elle résiste au temps. Voilà ce qu’on confirme dans l’intrigue finement ciselée du roman Ce qu’il nous reste de Julie, de Sébastien Didier. Du coup, le temps et l’amour apparaissent comme des ennemis inévitables.

Ce qu’il nous reste de Julie est le titre de deux romans. D’abord un texte contemporain de Sébastien Didier. Puis un récit d’un auteur ou d’une autrice fantôme, dont l’action campée dans les années 1930-1940 est racontée à travers neuf chapitres intercalés ici et là au fur et à mesure que l’intrigue progresse.

On ne voit jamais Julie

Bien qu’on ne la voie jamais, Julie demeure l’héroïne des deux romans. C’était la meilleure amie de Sébastien, Vincent, Émilie et Arnaud. Je dis « était », car elle a disparu… Et tout laisse croire qu’elle a été la victime d’un tueur en série, 20 ans passés.

Pendant 400 pages, le lecteur a droit à un maelstrom de sentiments douloureux où les coïncidences demeurent à la fois nombreuses et troublantes. Le titre du roman intérieur est Le Temps d’un été. Il a été écrit par L. J. Dexley, que le public n’a jamais vu en personne. Julie semble lui avoir dicté ses idées et anecdotes.

On sait que Julie n’a pas connu son père. Mais dans le récit de Dexley, il vient pour être avec elle « le temps d’un été ». Ce n’est pas l’histoire d’un père et d’une fille, mais plutôt celle d’une « complicité qui transcende tout le reste ».

Sébastien Didier, auteur et narrateur

L’auteur de Ce qu’il nous reste de Julie est Sébastien Didier. Il en est aussi le narrateur doté d’une imagination galopante. On le voit comme un écrivain qui bascule facilement dans un univers parallèle, celui de ses livres et de son imaginaire.

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Une de ses réflexions donne le ton ou l’ambiance des deux romans. Il écrit que « l’écriture ne ment jamais. Lisez entre les lignes d’un texte écrit par quelqu’un qui vous aime, vous y trouverez l’écho des sentiments qu’il vous porte. »

Publié par les Éditions Hugo, dans la collection Thriller, Ce qu’il nous reste de Julie présente le cas d’un pervers de la pire espèce doublé d’un être doté d’une intelligence bien supérieure à la moyenne. Les enquêteurs semblent souvent passer à côté de l’immanquable.

Multiples rebondissements

Pour s’étaler sur plus de 400 pages, l’intrigue doit bénéficier de multiples rebondissements. Ils sont souvent complexes et compliqués. Le romancier aime parfois ciseler la dernière phrase d’un chapitre de façon à nous maintenir sur le qui-vive.

Il écrit, par exemple: « Et, bon sang, vous n’allez pas me croire. » Ou encore: « Émilie, mais… mais qu’est-ce que tu as fait? » Il tire parfois une conclusion: « Il était évident que le hasard n’avait nulle place dans cette histoire. »

Sébastien Didier sait très bien illustrer comment la vie avance, efface et écrase, transigeant rarement avec nos états d’âme. Il aussi excelle dans l’art de démontrer que certaines plaies en apparence cicatrisées ne demandent qu’à brûler à nouveau.

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