Alzheimer: un avantage de 3 ans pour les femmes

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Lorsqu’on parle de déclin cognitif, les femmes développent plus tardivement la maladie d’Alzheimer. Photo: iStock.com/SIphotography
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Publié 19/06/2026 par Agence Science-Presse

Lorsqu’on parle de déclin cognitif, les femmes semblent avoir un avantage de trois ans sur les hommes: elles développent en effet plus tardivement la maladie d’Alzheimer.

Un avantage mais aussi un inconvénient: il serait plus difficile de diagnostiquer tôt la maladie.

C’est ce qu’écrivent des chercheurs de l’Institut de neurologie de l’Université McGill, dans une étude prépubliée et rapportée par le magazine New Scientist. «Nous commençons à reconnaître que les différences de genre sont un gros enjeu avec l’Alzheimer», y commente l’expert australien Ralph Martins, qui n’a pas participé à cette recherche.

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Dessiner une horloge est un test cognitif servant à dépister la maladie d’Alzheimer.

Tests et imageries

Les chercheurs ont analysé les données de deux études à long terme, composées de tests cognitifs et d’imageries régulières du cerveau, chez des aînés des États-Unis et du Canada, dont certains avaient développé l’Alzheimer.

Or, même les femmes qui avaient déjà des signes d’Alzheimer dans leur cerveau — définis par une accumulation de plaques de protéines amyloïdes, une définition controversée — s’en sortaient mieux dans les tests que les hommes. En moyenne, elles maintenaient de bons résultats 2,7 ans de plus.

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Ce n’est évidemment pas d’hier que les chercheurs constatent des différences dans la façon dont hommes et femmes sont confrontés à l’Alzheimer.

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Imageries du cerveau. Photo: iStock.com/Martin Philip

Pourquoi les femmes?

Rien que le fait que les deux tiers des cas soient chez des femmes, reste un mystère. L’explication pourrait-elle être à la fois culturelle et physiologique?

C’est la question que laissent en suspens les chercheurs, en rappelant des études passées qui ont établi que les femmes avaient une meilleure «mémoire verbale» que les hommes. Cela pourrait leur fournir un répit, lorsque leurs fonctions cognitives commencent à décliner. En d’autres termes, elles auraient une meilleure «réserve».

En même temps toutefois, cette réserve pourrait avoir pour inconvénient d’empêcher de diagnostiquer l’Alzheimer plus tôt.

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