Lorsqu’on parle de déclin cognitif, les femmes semblent avoir un avantage de trois ans sur les hommes: elles développent en effet plus tardivement la maladie d’Alzheimer.
Un avantage mais aussi un inconvénient: il serait plus difficile de diagnostiquer tôt la maladie.
C’est ce qu’écrivent des chercheurs de l’Institut de neurologie de l’Université McGill, dans une étude prépubliée et rapportée par le magazine New Scientist. «Nous commençons à reconnaître que les différences de genre sont un gros enjeu avec l’Alzheimer», y commente l’expert australien Ralph Martins, qui n’a pas participé à cette recherche.

Tests et imageries
Les chercheurs ont analysé les données de deux études à long terme, composées de tests cognitifs et d’imageries régulières du cerveau, chez des aînés des États-Unis et du Canada, dont certains avaient développé l’Alzheimer.
Or, même les femmes qui avaient déjà des signes d’Alzheimer dans leur cerveau — définis par une accumulation de plaques de protéines amyloïdes, une définition controversée — s’en sortaient mieux dans les tests que les hommes. En moyenne, elles maintenaient de bons résultats 2,7 ans de plus.



