Des organismes francophones d’aide aux victimes de violence disent ne pas avoir été informés des 50 millions $ annoncés par Ottawa pour les aider. Sur le terrain, certains dénoncent un accès inégal au financement et des services insuffisants pour les francophones.
Sur la douzaine de services francophones d’aides aux victimes de violences ou maltraitance répertoriés par le ministère fédéral de la Justice partout au pays, six ont indiqué à Francopresse qu’ils n’étaient pas au courant des 50 millions $ annoncés le 22 avril dernier par le ministre de la Justice, Sean Fraser, et la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, Rechie Valdez.
Pauline Ambec, directrice générale de Pluri-elles, un organisme qui accueille, écoute et oriente les femmes qui subissent des situations de violence au Manitoba, affirme qu’il n’existe toutefois «aucun refuge d’urgence» pour les victimes francophones de la province.
Elle souligne néanmoins l’existence d’un refuge dit de transition, auquel la personne peut avoir accès au moins une année avec sa famille, «une fois qu’elle est un peu plus stabilisée».
Moins financés que les organismes anglophones
De son côté du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d’Ottawa, la directrice Josée Guindon passe ses journées au service de police de la ville pour réviser les plaintes d’agressions sexuelles et de violences faites aux femmes et aux enfants, dans le but d’améliorer la détection des dossiers pouvant mener à des accusations.




