Vous visitez une ferme en talons hauts et vous vous blessez parce que le sol est inégal? Votre garçon de cinq ans se fait mordre pendant qu’il explore le fond de la gorge d’une brebis avec ses doigts? Vous ruinez une paire de jeans à 120$ en vous accrochant à un fil de fer barbelé? Tough luck!
En vertu d’une nouvelle loi adoptée par le gouvernement ontarien juste avant les Fêtes, les exploitants d’entreprises agrotouristiques seront dorénavant à l’abri des poursuites dites «frivoles» intentées par des visiteurs maladroits.
Limiter la responsabilité
L’industrie agrotouristique est en pleine croissance. On peut pratiquer l’autocueillette, caresser des animaux, participer à des jeux, visiter et parfois même être hébergé sur place.
Présenté par le député conservateur de Perth-Wellington, Matthew Rae, le projet de loi privé répond à une demande du milieu.

«Il y a des risques inhérents à la visite d’une ferme, et les touristes doivent en être conscients», dit-il. «Il est de la responsabilité de chacun de porter des vêtements adéquats et d’afficher une certaine prudence.»