Agritourisme: un espoir pour la renaissance du tourisme en Haïti

Le Jardin Labo, site agritouristique en Haïti.
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Le tourisme haïtien se porte plutôt mal. Haïti peine à atteindre un million d’arrivées internationales de touristes. Le secteur est en panne d’affaires.

Déjà fragile, après le retour d’Haïti sur la carte touristique mondial, les chocs politiques de 2018 et de 2019 l’ont replongé dans le marasme.

Un ensemble d’autres facteurs, indexés dans le rapport du Forum économique mondial (FEM) 4 ans plus tôt, se sont aggravés ces derniers temps.  Dans son rapport, édition 2019, sur la compétitivité des voyages et du tourisme, couvrant 140 économies, le FEM a classé Haïti 133e mondial et bon dernier des Amériques.

Le tourisme mondial

Or, le tourisme est une grande industrie mondiale, à la croissance ininterrompue. Les arrivées internationales ont déjà franchi le cap de 1,2 milliard de voyageurs et on en attend 1,8 milliard en 2030.

D’après les chiffres de l’OMT, le secteur affiche une performance extraordinaire: 10% du PIB mondial, 7% des exportations mondiales de biens et de services en 2017, 1 emploi sur 10 dans le monde, etc.

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Plusieurs pays, dans le Nord comme dans le Sud, profitent du tourisme. Certains, comme la Chine, en ont fait une stratégie de réduction de la pauvreté.

Formation en agritourisme en Haïti.

Infrastructures déficientes

L’environnement des affaires ne plaide pas pour le grand tourisme international en Haïti, comme cela se fait entre autres chez les voisins caribéens: République dominicaine, Cuba, Jamaïque ou Porto Rico.

Par exemple, si l’avion reste le mode de transport le plus utilisé pour partir en vacances, Haïti n’est pas prêt à en profiter. Mais, il y a plus d’un million de personnes en Haïti qui pourraient pratiquer le tourisme local, en termes de loisirs, détentes, vacances, découvertes, etc.

L’agritourisme en Haïti

Dans ce registre, Haïti a beaucoup à offrir au monde.  Si l’État pouvait garantir la sécurité sur les routes et mettre en place des produits d’accompagnement adaptés, l’agritourisme serait une alternative sûre pour la renaissance du tourisme haïtien et un avenir meilleur pour tous.

Qu’est-ce que l’agritourisme? C’est une quête de valeur ajoutée touristique dans l’agriculture, mettant ainsi en contact exploitants agricoles et visiteurs, facilitant tant des échanges entre eux que des visites in situ et hors du site pour découvrir le patrimoine agricole, le patrimoine bâti et le paysage d’un territoire, sur lesquels se greffent d’autres consommations (repas, chambre, transport, animation, produits spéciaux).

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En gros, son objet est «la découverte des savoir-faire agricoles d’un territoire, et par extension des paysages, des pratiques sociales et des spécialités culinaires découlant de l’agriculture».

Abner Septembre, proprio de l’hôtel Villa Ban Yen à Vallue en Haïti. Photo: Annik Chalifour.

Retombées économiques

Dans une synergie entre les grands espaces du territoire (littoral, ville et campagne), il en découlera des retombées directes pour l’économie nationale, l’emploi, l’environnement, la sécurité alimentaire et la paix sociale.

C’est avant tout un tourisme lié à la production nationale, pour une redistribution de la richesse sur l’ensemble du pays et de la population.  Ce qui permettra de fixer celle-ci sur son territoire, et donnera aux citadins un prétexte pour aller à la campagne.

Ce qui existe déjà

Il existe un minimum d’infrastructures d’accueil, certes à améliorer ou à renforcer, déjà prêt pour ce tourisme total, intégré, inclusif, à valeur ajoutée.

On peut citer quelques sites agritouristiques en activité: Jardin botanique des Cayes, Route du Café à Fond Jean Noël, Route de la Montagne à Vallue, Route du Cacao à Dame-Marie fraîchement lancée, etc.

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