Abner Septembre nommé ministre de l’Environnement d’Haïti

Correspondant occasionnel de l-express.ca

Abner Septembre, proprio de l'hôtel Villa Ban Yen à Vallue en Haïti. Photo: Annik Chalifour.
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Le sociologue, environnementaliste et entrepreneur haïtien Abner Septembre vient d’être nommé ministre de l’Environnement d’Haïti dans le gouvernement du nouveau Premier ministre Joseph Jouthe.

Le Premier ministre était lui-même ministre de l’Environnement dans le gouvernement précédent, très contesté. Le président Jovenel Moïse, au pouvoir depuis trois ans, reste aux commandes du pays, l’un des plus pauvres du continent, ravagé par un tremblement de terre en janvier 2010.

Abner Septembre a fait sa maîtrise en sociologie à l’Université d’Ottawa.

Hôtelier et créateur du Festival du Tourisme Éco-Montagne en Haïti, interlocuteur de notre chroniqueuse Annik Chalifour lors de ses reportages dans ce pays, il a lui-même publié deux articles dans l-express.ca.

Levier économique

Il s’est toujours intéressé au patrimoine rural et environnemental d’Haïti, considérant que c’est un des leviers les plus prometteurs de l’économie haïtienne.

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Il écrivait récemment qu’«un autre milieu rural est possible» en Haïti, brossant une situation actuelle peu reluisante: «Ses montagnes sont dénudées à plus de 85%. Sa population vit dans les plus grandes privations (insécurité alimentaire, inexistence quasi totale de services publics, manque d’accès aux services sociaux essentiels et aux infrastructures) et la plus grande dépendance vis-à-vis des villes voisines et de la capitale Port-au-Prince.»

«Marginalisé, le milieu rural est en gros décapitalisé, déconstruit et peine à rester en équilibre.»

Terres agricoles en montagnes en Haïti.

Développement durable

Abner Septembre blâme la mauvaise gouvernance de l’environnement et des milieux ruraux, prônant une «gouvernance participative basée sur un partenariat public privé communautaire (PPPC)».

Il envisage «un modèle de développement humain durable, axé sur le collectivisme dans un ancrage entrepreneurial et individualiste»… Une telle vision, réalisable selon lui en une décennie, aurait besoin d’investissements d’environ 1,5 milliard $.

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