À surveiller en 2019: Lune chinoise et poussières d’astéroïdes

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L'astéroïde Ultima Thule, le 1er janvier. (Photo: NASA)
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Le temps des Fêtes a été occupé pour les ingénieurs spatiaux: pas moins de trois premières auront des répercussions tout au long de 2019 et au-delà.

Le 31 décembre, la sonde américaine Osiris-Rex se mettait en orbite autour de l’astéroïde Bennu.

Le 1er janvier, à plus de six milliards de kilomètres de là, la sonde New Horizons passait à proximité de l’astéroïde Ultima Thule.

Et le 2 janvier, la sonde chinoise Chang’e-4 se posait dans notre proche banlieue: la face cachée de la Lune.

La mission chinoise Chang’e 4 s’est posée sur la face cachée de la Lune.

Plusieurs mois de travail

Mais le travail ne fait que commencer: Chang’e-4 a déjà libéré son petit robot mobile, Yutu-2.

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Osiris-Rex en a pour deux ans à tourner autour de Bennu, avant de s’en approcher suffisamment pour, si tout va bien, ramasser une poignée de poussière qu’il devrait ramener sur Terre en 2023.

Et New Horizons, s’il veut retransmettre toutes les données ramassées pendant son bref passage, aura besoin de… 20 mois.

Entre les trois percées, peu de points communs, sinon l’inconnu: si Osiris-Rex se rend jusqu’au bout de sa mission, on n’aura jamais cartographié avec autant de précision un astéroïde — de surcroît, un de ceux qui ont la fâcheuse habitude de croiser l’orbite de la Terre.

On n’avait jamais exploré jusqu’ici la face cachée de la Lune.

Et, avec Ultima Thule, on n’avait jamais photographié d’aussi près un corps céleste aussi éloigné du Soleil.

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La sonde Osiris-Rex autour de l’astéroïde Bennu. (Photo: NASA)

Bonhomme de neige

New Horizons est cette sonde qui, en 2015, était devenue la première à croiser la trajectoire de Pluton. Les astronomes lui ont par la suite trouvé ce nouvel objectif, d’à peine 32 kilomètres de long par 16 km de large, et à plus d’un milliard et demi de kilomètres au-delà de Pluton.

Pour l’instant, c’est lui, Ultima Thule, qui attire le plus l’attention: la première photo montre un astéroïde rougeâtre, en forme d’arachide ou de bonhomme de neige, peut-être le résultat d’une très ancienne collision, et qui tourne sur lui-même en 15 heures.

Il faut s’attendre à ce que les images s’additionnent plus tard ce mois-ci, à mesure que New Horizons communiquera avec la Terre (à cette distance, il faut compter six heures pour envoyer un message).

La sonde New Horizons (Illustration: Kevin Gill — Wikimedia Commons)

La Chine suit son plan

Mais au-delà de 2019, c’est la mission chinoise qui pourrait avoir le plus de répercussions, scientifiques et politiques.

La Chine est le seul pays à avoir depuis des années un plan à long terme pour l’exploration de notre satellite, et elle le respecte scrupuleusement: deux sondes en orbite en 2007 et 2010, premier alunissage en 2013 (accompagné d’un robot mobile qui est toujours en opérations) et à présent premier alunissage en douceur sur la face cachée — une chose que ni les États-Unis ni l’URSS de jadis n’avaient tenté.

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Chang’e-5, l’an prochain, est censée se poser et revenir vers la Terre avec des roches lunaires — ce qui serait une première depuis les missions américaines Apollo d’il y a près d’un demi-siècle.

À l’horizon: la possibilité d’une mission habitée vers 2030.

Pour plusieurs observateurs, on assiste aux premiers pas d’une course à la conquête du sol lunaire — l’Inde doit aussi y envoyer une sonde cette année — mais sans qu’il ne soit clair si les États-Unis sont vraiment dans cette course: leurs propres plans à long terme des deux dernières décennies ont constamment oscillé entre la Lune et Mars.

Mars Global Surveyor. (Illustration: NASA)

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