À quand le combo AmericanDream.ca… ou le film?

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Claude Guilmain, Louise Naubert et leur équipe de La Tangente ouvraient cette semaine la saison du Centre national des Arts à Ottawa avec les deux premières parties de la trilogie AmericanDream.ca, qui avaient été présentées le 5 septembre dernier au théâtre du campus universitaire Glendon à Toronto.

C’est aussi au Théâtre Glendon que la première partie, Malaises, avait connu sa première en juin 2013. La seconde, Pax Americana, a été présentée seule les 3 et 4 septembre au même endroit. La troisième partie est en cours d’écriture…

On se prend toutefois déjà à rêver d’une quatrième production: la trilogie élaguée et resserrée en une seule pièce de deux heures ou deux heures et demie (seul Robert Lepage a le droit de faire des pièces de plus de trois heures)… ou un film, qui nous raconterait du début à la fin l’histoire de cette famille Cardinal mêlée (c’est encore une théorie) à l’assassinat du président John F. Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963.

Car, à deux ans de distance, il est parfois difficile, pendant Pax Americana, de se souvenir de tous les détails pertinents de Malaises. Et on ne s’attend pas à ce que la troisième partie nous facilite la vie.

L’oeuvre de Claude Guilmain, qui fait appel à la photographie et à la vidéo autant qu’aux ressources des comédiens, est toutefois fascinante.

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Dans Malaises, on avait campé les six personnages: Alain, qui a perdu son emploi de fonctionnaire, son épouse anglophone Pat, son frère Claude qui a gagné des millions à la loterie, leur soeur Maude et les enfants de cette dernière, l’enseignante Brigitte et la militaire Émilie.

Trois autres personnages extérieurs dominent toutefois les conversations: le grand-père qu’ils n’ont jamais connu, leur père qui serait parti à sa recherche et une mystérieuse parente en Louisiane…

Dans Pax Americana, l’enquête d’Alain sur l’assassinat de JFK devient une obsession. Et comme Claude Guilmain dans la vraie vie, il se rend au 50e anniversaire de l’événement à Dallas.

Des pans entiers de la pièce sont d’ailleurs tirés des expériences de l’auteur, du cancer de Maude (Louise Naubert) aux séquelles de la guerre en Afghanistan, où il a filmé nos soldats du 22e régiment pour l’ONF.

Certaines histoires et états d’âme des personnages d’ AmericanDream.ca n’ont que peu de rapport apparent avec le fil conducteur. Ça étoffait la première partie, mais, malgré la justesse du jeu des excellents comédiens, ça devient plus distrayant qu’autre chose dans la deuxième, où on commence vraiment à vouloir trouver nous aussi le fin mot de l’histoire.

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À lire aussi dans L’Express: Table ronde sur le théâtre franco-ontarien

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