L’histoire de Thélyson Orélien, dont le roman en lice pour le prix Goncourt a été retiré de la compétition puis délaissé par son éditeur pour des soupçons d’usage d’une IA générative, soulève des questions sur le rapport de la littérature à cette technologie.
Dans la foulée, j’ai entendu un éditeur soutenir en ondes que, si les autres métiers ont recours à l’IA, pourquoi pas les auteurs? Les lignes qui suivent sont une réflexion inspirée par cette question.
Surproduction de littérature
Il y a déjà tant de livres qu’il est difficile de se convaincre qu’il en faille un de plus.
Comme bien d’autres dans mon genre (prof, lecteur, avide de l’écrit…), j’accumule plus de livres que je n’ai de temps pour lire. Avec les cartes de bibliothèques que je possède, il me faudrait plusieurs vies humaines pour lire tout ce qui m’intéresse.
Le raisonnement s’applique probablement à l’humanité: si le but était simplement d’avoir suffisamment de livres pour que toutes les personnes qui le souhaitent puissent lire, nous aurions vraisemblablement déjà atteint l’objectif.


