Avec l’utilisation de plus en plus répandue des outils d’intelligence artificielle par les étudiants, des universités se tournent maintenant vers des logiciels qui prétendent pouvoir détecter les textes rédigés par l’IA. Ceux-ci sont toutefois très peu fiables, révèle un article publié en juillet dans la revue Nature.
Depuis l’avènement des logiciels d’IA générative, comme ChatGPT, il est rapide et peu coûteux de demander à un ordinateur de rédiger des textes à sa place.
Selon une spécialiste de l’intégrité académique interviewée par Nature, la quantité de documents frauduleux ou fabriqués a en effet explosé récemment. L’intérêt d’utiliser des logiciels pour détecter ces textes générés par l’IA est donc de plus en plus grand pour les universités.
Ces détecteurs fonctionnent pour la plupart en donnant un score de perplexité à un texte. La perplexité correspond à la prévisibilité d’un texte. Règle générale, ceux rédigés par l’IA suivent des modèles beaucoup plus prévisibles que les textes humains, explique-t-on dans l’article de Nature.
La Déclaration d’indépendance rédigée par l’IA
Le problème avec cette façon de faire, c’est qu’elle n’est pas infaillible. Une étude réalisée en 2025 a évalué l’efficacité du détecteur GPTZero. Les auteurs ont déterminé que la capacité de celui-ci à reconnaître un auteur humain était limitée.


