Pour les jeunes francophones en situation minoritaire, l’humour représente bien plus qu’un divertissement: c’est un espace où ils peuvent prendre la parole et s’affirmer, en français.
«Les jeunes sont tellement fiers de s’amuser en français, puis de juste sentir qu’ils ont le droit d’avoir leur francophonie à eux», témoigne Micheline Marchildon. L’humoriste et comédienne franco-manitobaine a déjà animé plusieurs formations en humour avec des jeunes de sa province.
«C’est vraiment une façon positive de créer un attachement à la langue.» Selon elle, l’humour permet de créer un «espace sécuritaire», où chacun et chacune peut s’exprimer à sa façon, sans être réprimandé.

Un peu partout au pays, différentes initiatives permettent aux jeunes francophones en situation minoritaire de se frotter à l’art de l’humour, que ce soit sur scène, à l’école ou dans des camps dédiés.
«Ils quittent avec des ailes»
Micheline Marchildon évoque le Camp Foud’Rire, au Manitoba, où chaque année, des jeunes apprennent pendant quatre jours à faire du standup et présenter un numéro.






