Vous avez plus de chance de survivre à un problème de santé grave si le personnel médical qui vous soigne parle la même langue que vous. Les études sur le sujet n’ont pas toujours été concluantes, mais une nouvelle recherche se base sur des données plus solides.
Selon l’étude La concordance de la langue patient-médecin et mortalité sur le long terme: une étude de cohorte rétrospective canadienne (traduction libre) publiée début juillet, les francophones de l’extérieur du Québec voient leur risque de décès – toutes causes confondues – diminuer en moyenne de 11% lorsqu’ils reçoivent des soins dans leur langue. Les chiffres varient lorsqu’il s’agit de cancer (2% de réduction) ou de problème cardiovasculaire (18%).
En comparaison, la recherche n’a pas décelé d’effet similaire chez les anglophones du Québec: leur taux de survie serait le même avec un ou une médecin qui parle anglais ou français.
Plus de données pour plus de précision
L’auteur principal de l’étude, le docteur Michael Reaume, est un médecin francophone. Sa recherche est une collaboration entre l’Université d’Ottawa, où il a fait ses études, et l’Université du Manitoba, où il est actuellement chercheur postdoctoral. Il est aussi néphrologue – spécialiste des reins – à l’Hôpital général Seven Oaks à Winnipeg.

Ce qui différencie cette recherche des précédentes qui ont été faites sur le même sujet, selon lui, c’est la taille de l’échantillon, la plus longue période de suivi, ainsi que la précision et la fiabilité des sources de données utilisées.


