En marge d’une table ronde sur la protection du français au congrès national du Parti libéral du Canada (PLC), à Montréal, le 10 avril, des frustrations liées au fonctionnement du parti en matière de langues officielles ont fait de l’ombre au bilinguisme dont le parti fait la promotion.
Anne Adams est membre du PLC et résidente du quartier de Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal. En marge d’un panel sur la protection de la culture et de la langue française, elle a affirmé être mécontente, car à la table du Conseil national d’administration, «on parle toujours anglais».
«Le président est anglophone [Sachit Mehra], dans le moment. Ça se pourrait que quelqu’un de bilingue devienne président», a-t-elle expliqué, en entrevue avec Francopresse, après le panel.
«Sauf que quand on est bilingue, on tombe dans le panneau de parler en anglais, parce qu’il y a plus de monde qui comprend l’anglais», enchaîne celle qui a passé plusieurs années à la coprésidence francophone de la Commission des aînés du parti dans le passé.
«C’est un problème systémique. Si, dans le système, on ne s’assure pas que la pensée, la façon de penser de l’autre langue est intégrée, ça ne changera jamais rien.»




