Afin de se conformer à la Loi sur les langues officielles, la Bibliothèque du Parlement a décidé de retirer des documents disponibles uniquement en anglais de son portail Web, plutôt que de les traduire. Après la Cour suprême, il s’agit de la deuxième institution fédérale à prendre ce type de décision.
En explorant comment les francophones de l’Ontario nommés au Sénat ont défendu les intérêts de la francophonie de cette province, le chercheur en histoire politique canadienne, Yves Y. Pelletier, a réalisé que les comptes-rendus des débats du Sénat entre 1874 et 1896 n’existaient qu’en anglais.
«Ça devient impossible aujourd’hui pour les historiens de tracer la pensée, les réflexions dans la langue de communication de ces sénateurs», note-t-il en entrevue avec Francopresse.

Le sténographe embauché par le Sénat en 1874 a seulement transcrit les débats en anglais. Cette façon de faire ne respectait pas la Loi constitutionnelle de 1867, qui exige que les archives et les procès-verbaux soient en anglais et en français.
Yves Y. Pelletier a déposé une plainte au Commissariat aux langues officielles (CLO), qui s’est ensuite tourné vers la Bibliothèque du Parlement, puisqu’elle héberge les documents historiques sur son site Web.





