Bonnes Bonnes, une adaptation de la pièce Les Bonnes du dramaturge français Jean Genet, arrive sur les planches du Théâtre français de Toronto le 22 avril. Cette revisite d’un monument du théâtre y intègre une dimension inattendue: le vécu d’immigrées chinoises au Canada, entre lutte identitaire et racisme intériorisé.
Sophie Gee, autrice, metteuse en scène et interprète de Bonnes Bonnes, porte le projet. Elle s’est entourée d’une équipe solide pour en développer la création. La pièce est coécrite avec Tamara Nguyen et interprétée notamment par Charo Foo Tai Wei, Meillie Ng et Wai Yin Kwok.
La pièce met en scène un huis clos où trois femmes chinoises immigrées, vivant dans la société canadienne actuelle, se retrouvent pour regarder et réagir à une adaptation du classique à la lumière de l’expérience de la diaspora chinoise.
Racisme intériorisé
«Au départ, je voulais travailler avec le texte de Jean Genet, que je trouve très fort et intense», raconte Sophie Gee à l-express.ca. «J’ai voulu l’explorer à travers mon expérience de femme chinoise.»
«Je voulais aussi interroger cette idée de « jouer » avec un classique européen blanc. Beaucoup d’artistes racisés revisitent des classiques pour se donner une forme de légitimité.»





