Dès que le nom de Ringuet est mentionné, tout le monde pense à son roman Trente arpents. Cet écrivain a labouré et ensemencé beaucoup plus que trente arpents, comme le démontre son neveu Jean Panneton dans Ringuet: la vie et l’œuvre de Philippe Panneton.
Ringuet est le pseudonyme de Philippe Panneton (1895-1960), médecin, romancier, essayiste, poète, nouvelliste, dramaturge, conférencier, professeur, ambassadeur et cofondateur de l’Académie canadienne-française. Ce pseudonyme renvoie au nom de sa mère.
Esprit frondeur
La première partie de la biographie présente d’abord un collégien à l’esprit frondeur, qui a en horreur la morale communément admise, les conventions sociales et les idées reçues. « Ses idées sur les arts, ses convictions antichrétiennes, son non-conformisme en tout, était à tout propos. »
Les études universitaires n’empêchent pas Philippe Panneton de signer en 1919 les 360 alexandrins de l’Idylle au jardin, une pièce en un acte. L’année suivante, il est reçu docteur en médecine. Il se rend à Paris pour se spécialiser en oto-rhino-laryngologie.
Trente arpents
C’est en 1938 que Trente arpents paraît en France aux Éditions Flammarion. Ce premier roman de Ringuet présente la transformation et même la fin d’un certain monde paysan.


