Mauvaise nouvelle pour les chasseurs de signaux extraterrestres: si une lointaine civilisation produit, comme nous, des émissions de radio et de télé, ce qui se rend jusqu’à nous est probablement noyé dans le flux des radiations émanant de notre étoile et de toutes les autres étoiles.
C’est depuis les années 1960 que des scientifiques réfléchissent à cette épineuse question: s’il existe des civilisations technologiquement avancées, et si elles ne sont pas trop loin — à l’échelle cosmique — il serait théoriquement possible, avec de puissants radiotélescopes, de détecter leurs émissions de radio ou de télé.
Plus précisément, la partie de ces émissions qui, comme chez nous, se perd dans l’espace et s’éloigne de la planète d’origine à la vitesse de la lumière.
Signaux indissociables du bruit de fond
Dans l’édition du 5 mars de l’Astrophysical Journal, les travaux menés par deux chercheurs de l’Institut SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) et de l’Université de Californie, jettent toutefois une douche froide sur cette idée.
En extrapolant à partir des perturbations que les radiations solaires causent aux communications de nos propres sondes spatiales, Vishal Gajjar et Grayce Brown concluent qu’un signal de 100 mégahertz «tomberait en dessous du seuil traditionnel de détection». En d’autres termes, il serait indissociable, pour nos capacités actuelles de détection, du «bruit de fond» du cosmos.


