Vieillissement de la population, départs à la retraite, manque de relève: la pérennité des services de santé en français dans les communautés francophones en situation minoritaire est menacée. Mais au-delà du diagnostic alarmant, un nouveau rapport propose une feuille de route jusqu’en 2035 pour rectifier le tir.
Les communautés francophones en situation minoritaire se trouvent «à l’épicentre d’une tempête parfaite», alerte un récent rapport commandé par le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE Canada) et la Société Santé en français (SSF).
Dix professions clés
La main-d’œuvre francophone dans le secteur de la santé reste précaire. En cause: le vieillissement des effectifs, le manque de données linguistiques et les obstacles à l’intégration des immigrants. Sans parler des inégalités d’une province à l’autre.
Pour poser le diagnostic, l’étude examine dix professions clés, allant de la médecine familiale aux soins infirmiers.

Résultat: la pénurie en santé qui touche déjà tout le pays sera vécue de façon plus marquée par les communautés francophones. «L’écart risque de grandir entre le nombre de gens qui quittent et le nombre de gens qu’on est capable de former», résume le directeur général de la SSF, Antoine Désilets.






