Le 11 février dernier, le Centre francophone du Grand Toronto (CFGT) a tenu, en personne et en virtuel, un Forum juridique sur l’accès à la justice des nouveaux arrivants francophones en Ontario. Une quinzaine de personnes-ressources, y compris deux membres de la magistrature ontarienne, ont partagé leur expertise avec des nouveaux arrivants en provenance d’un grand nombre de pays de la francophonie internationale. L’organisation de l’évènement a bénéficié de l’appui d’Aide juridique Ontario et du ministère de la Justice du Canada.
Des droits invisibles, ni accessibles, ni offerts activement
Aissa Nauthoo, vice-présidente, Développement stratégique et intégration des Services, au CFGT, a reconnu que, sur papier, les droits existent… Mais, dans la réalité, trop souvent, ces droits ne sont ni visibles, ni accessibles, ni offerts activement.
«Pour beaucoup de nouveaux arrivants, les obstacles juridiques se cumulent: le statut migratoire précaire, la méconnaissance du système, la peur de perdre son emploi ou son logement, et, bien sûr, la barrière linguistique.»
Les cliniques juridiques francophones et les organismes communautaires jouent un rôle essentiel pour combler cet écart entre la loi et la vie réelle. Mais ces organismes ne peuvent pas agir seuls. «L’accès réel à la justice en français repose sur une responsabilité collective, qui implique les institutions, les tribunaux, les acteurs juridiques, les décideurs et les partenaires communautaires.»
L’accès à la justice en français: une obligation démocratique
L’objectif du forum n’était pas seulement de dresser un état des lieux, mais également de partager les réalités vécues sur le terrain, croiser les perspectives institutionnelles et communautaires et, surtout, identifier des pistes concrètes d’amélioration. Comment mieux collaborer? Comment rendre l’offre de services en français réellement pro-active? Comment éviter que la langue, le statut migratoire ou la précarité deviennent des freins à la justice?




