Pierre Poilievre a conforté sa position de chef du Parti conservateur du Canada avec un taux d’approbation de 87,4% de la part des délégués. Mais les sondages et un caucus réduit de trois députés le ramènent à une réalité que le professeur Frédéric Boily analyse comme un manque de «coudées franches» à court terme.
Près de 2700 membres se sont déplacés entre les 29 et 31 janvier à Calgary pour le congrès du PCC. Le vendredi, ils devaient exprimer leur satisfaction pour le travail de leur chef, Pierre Poilievre. Les délégués qui avaient le droit de voter lui ont largement manifesté leur soutien.
Stephen Harper est le dernier chef conservateur à s’être soumis à un tel vote de confiance, lors du Congrès conservateur de Montréal, en 2005. Il avait recueilli 84% des voix des quelque 2800 partisans.
Après un discours de près d’une heure vendredi soir, Pierre Poilievre semble avoir convaincu les partisans qu’il était «l’homme de la situation», observe Frédéric Boily, professeur de science politique à l’Université de l’Alberta.
«Avec toujours un peu de risque, il n’y avait quand même pas beaucoup de partisans conservateurs de l’Est du pays, du Maritime, du Québec», commente-t-il.



