Le professeur émérite à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) Mario Polèse fait une proposition radicale : pour assurer la survie du français au Canada, il faudrait l’imposer en éducation et dans certaines régions. Une mesure draconienne à son avis vitale, mais qui aurait son lot de défis.
Le professeur basé à Montréal a publié sa proposition sur le site Options politiques. Il y présente l’idée que puisque la loi 101 a pu protéger le français à moyen terme au Québec, une mesure tout aussi drastique est nécessaire pour la survie du français dans d’autres régions du Canada.

En entrevue avec Francopresse, il explique avoir voulu «essayer de trouver une solution à ce que l’on constate depuis maintenant je ne sais plus combien de décennies: que les gens qui utilisent le français à la maison dans la francophonie hors Québec continue à baisser».
Pour Mario Polèse, la tâche est de taille et des mesures draconiennes doivent être envisagées. «L’anglais est devenu tellement omniprésent, c’est vraiment de se battre contre une langue dont le pouvoir d’attraction est presque illimité.»
Ce qu’a permis la loi 101
La Charte de la langue française – souvent nommé loi 101 en référence au projet de loi qui l’a créé – a été introduite par le gouvernement du Québec en 1977. Elle faisait du français la langue officielle de l’État et des tribunaux.





