De quel pourcentage de notre cerveau avons-nous besoin pour être fonctionnels? La question intrigue les médecins depuis longtemps, mais elle n’est pas facile à répondre, puisque ce n’est pas le genre de test auquel qui que ce soit voudrait se soumettre.
D’emblée, il faut oublier la légende urbaine selon laquelle nous n’utiliserions que 10% de notre cerveau. Cette affirmation est fausse: tout dépendant des tâches accomplies dans une journée — lire un roman, faire un calcul mathématique, conduire une voiture, se rappeler un souvenir heureux, rêver, etc. — toutes les régions du cerveau vont être tôt ou tard utilisées.
Le cerveau se remet d’un accident
Il existe pourtant des gens qui ont été victimes d’un traumatisme crânien ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ayant endommagé une partie de leur cerveau. À l’évidence, après une période d’adaptation, le cerveau a démontré qu’il était capable de poursuivre son travail. Or, après des décennies passées à étudier ces cas, sommes-nous en mesure de dire s’il y a un seuil minimal?
La réponse, résume le magazine Live Science après avoir interrogé plusieurs neurologues, est qu’il y a probablement une zone grise, plutôt qu’une limite fixe.
Plusieurs facteurs entrent en cause — la nature de l’accident, la région du cerveau affectée, l’âge de la personne, etc. Mais même une fois qu’on a dit ça, certains cas extrêmes ont surpris les experts eux-mêmes.