26 femmes, 26 lettres, 26 tableaux

Laissez les femmes peindre, à la galerie Brockton Collective

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Jeudi dernier, dans le cadre de l’événement Laissez les femmes peindre, organisé par le curateur Jimmy Chiale, à la galerie Brockton Collective, 26 femmes, artistes à Toronto, ont exposé 26 tableaux représentant chacun une lettre de l’alphabet avec la figure de la femme au cœur de leur peinture. Parmi elles, nous avons fait connaissance avec Gabrielle Lasporte et Fiyah Bruxa, deux jeunes artistes francophones avec des styles divergents, des origines différentes, mais un but commun: représenter la féminité avec fierté.

Gabrielle Lasporte et l’art batik

Gabrielle Lasporte, originaire de Lyon, mais vivant au Canada depuis 33 ans, a commencé à peindre à l’âge de 12 ans.

Comme elle le dit elle-même, «j’ai toujours aimé faire des portraits de la femme, dès mon plus jeune âge».

C’est d’ailleurs sûrement pour cela qu’elle se sentit concernée par cette exposition, elle qui voit la femme «comme une fascination dans la peinture» et qui s’associe «naturellement et instinctivement à sa figure».

C’est d’ailleurs pourquoi elle a choisi de représenter la déesse Isis, reine mère dans l’Égypte Ancienne sur son tableau de la lettre «X.»

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Depuis 2008, elle est spécialisée dans ce que l’on appelle le batik moderne, évolution du batik traditionnel, art indonésien qui consistait à tremper le tissu dans de nombreuses teintures. Cette forme d’art révolutionnaire comprend deux étapes.

«Tout d’abord, j’applique la teinture avec le pinceau sur la toile et je mets la cire, puis commence alors un “processus de résistance” qui donne à l’œuvre son aspect si naturel et aléatoire», explique Gabrielle Lasporte. C’est donc une passionnée, une exploratrice, une artiste résolument tournée vers la représentation de la femme sous ses plus beaux contours que l’on a rencontrée jeudi à Toronto.

Fiyah Bruxa et l’art urbain

Fiyah Bruxa vient elle d’autres horizons. Ayant vécu de nombreuses années à Montréal, cette gitane, comme elle se décrit, est une autodidacte. Après s’être spécialisée dans le théâtre durant plusieurs années, elle se consacre à nouveau totalement à la peinture depuis quatre ans. Elle enseigne l’art urbain depuis maintenant un an et admet avec joie qu’elle «a eu de la chance d’avoir pas mal de contrats, ce qui lui permet de vivre de sa passion.»

Adepte de l’abstrait et de la peinture de graffitis, son style se détache totalement du « batik » de Gabrielle Lasporte.

Elle avoue aussi la difficulté de la tâche qui lui a été soumise lors de cette exposition, elle qui peint la majorité de son temps des fresques et qui dut composer cette fois avec une simple toile.

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Son tableau de la lettre «F» «met l’emphase sur la femme et sa férocité grâce aux dominantes rouges», dit-elle.

Finalement, malgré tout ce qui différencie Gabrielle et Fiyah, toutes deux ont participé à un événement où la femme était reine, symbole de beauté et d’intelligence, de respect et d’humilité.

www.brocktoncollective.com

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