Where the river narrows, un nouveau restaurant québécois aux Beaches

Where the river narrows (11 sur 11)

Le propriétaire, Stéphane Lacoste.


30 mai 2018 à 12h50

Allier les classiques de la cuisine québécoise à l’esthétique raffinée française: c’est le défi que s’est lancé le chef Stéphane Lacoste dans son nouveau restaurant Where the river narrows installé non loin du quartier des Beaches sur Kingston Road.

«Je voulais incorporer une petite touche québécoise à Toronto, qui aime bien notre cuisine. Je suis aussi un défenseur de la culture française donc cela devait aussi se refléter dans l’ambiance du restaurant», explique Stéphane Lacoste.

Where the river narrows (6 sur 11)
La décoration se veut chaleureuse.

De Kingston Gourmet à Where the river narrows

Ce n’est pas la première expérience culinaire de Stéphane. Le Québécois avait déjà fait ses preuves en cuisine quand il était plus jeune et s’est également mis à la pâtisserie. Récemment, il a aussi fait ses preuves au Bistrot Velouté.

L’idée d’ouvrir son propre restaurant planait dans son esprit depuis un petit bout de temps. Le rêve s’est concrétisé lorsque l’ancien propriétaire, qu’il connaissait en tant que voisin, a décidé d’arrêter pour cause de problèmes de santé en février.

Stéphane a directement sauté sur l’occasion, mais il a fallu réaliser quelques ajustements avant que Where the river narrows naisse le 28 avril. Anciennement Kingston Gourmet, ce n’était pas le monde culinaire québécois qui était à l’honneur, mais la cuisine indienne.

Le Québecois s’est donc activé pendant deux mois pour transformer le concept du lieu et en faire un endroit où «il aimerait bien aller». Décoration renouvellée, salle de bain installée, cuisine refaite et changement de menu ont été nécessaires afin que Where the river narrows crée sa propre identité.

La poutine au canard a remplacé les naans et des textes de Joe Dassin, Daniel Balavoine et Francis Cabrel habillent maintenant les murs. Si Kingston Gourmet était plutôt un endroit de passage où les clients venaient récupérer leur nourriture pour aller la manger chez eux, Where the river narrows se veut être accueillant et chaleureux.

«Les gens aimaient l’ancien restaurant, mais ils sont contents aussi du changement. C’est deux mondes très différents, on m’a dit plusieurs fois qu’un vrai lieu dînatoire manquait ici. Je trouve ça important que des pièces comme Et si tu n’existais pas de Joe Dassin soient connues et reconnues. Parfois, des clients me demandent même de traduire des morceaux pour eux» témoigne l’heureux propriétaire.

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Des extraits de chansons notamment de Francis Cabrel et Daniel Balavoine peuplent les murs.

Mets Québécois cosmopolites

À l’image de Toronto, la cuisine québécoise proposée par Stéphane est colorée par des influences de tous les pays. Bien sûr, le francophile a peint ses plats d’une couleur primaire française comme l’illustre le fameux steak frites, mais ce n’est pas la seule teinte qui farde son menu.

Salade césar à la nordique avec un petit côté scandinave relevé par du houblon, côtes levées avec du miso japonais, etc. Where the river narrows n’est pas que le surnom du Québec, de multiples rivières du monde entier se rejoignent dans les assiettes du restaurant.

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Une des salades proposées par Where the river narrows.

La dominante montréalaise reste tout de même palpable, tant dans les pâtes bolognaises à la viande fumée du chef-lieu québécois que dans les plats sucrés comme le pouding chômeur.

L’autre dessert-phare est le gâteau au fromage dont la composition change chaque semaine. Pour cette quatrième semaine d’ouverture, Stéphane a penché pour le citron, mais il a déjà tenté des mélanges plus aventureux comme celui de la troisième semaine, à la fraise et au poivre noir, et celui d’avant, à la lavande et au bleuet.

La femme de Stéphane est céliaque (intolérante au gluten) donc la plupart des repas proposés sont sans gluten ou ils offrent une alternative. Les végétaliens sont également les bienvenus.

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Le gâteau au fromage au citron de cette semaine.

Premier mois prometteur

Stéphane Lacoste se montre plutôt content de son premier mois d’ouverture, même si plusieurs points restent encore à peaufiner.

«Les clients reviennent, donc c’est le principal ! On a eu quelques difficultés pour évaluer les quantités au début et il nous manque encore notre licence d’alcool, mais cela devrait se résoudre rapidement», résume-t-il, confiant.

Where the river narrows est donc toujours en mutation et compte cultiver son entrain pour la culture française en ajoutant progressivement des vins et mets français à sa carte. L’entrepreneur aspire également à continuer ses rénovations en changeant le sol et la façade.

Mais le restaurant a déjà remporté quelques succès comme le panier de brunch à emporter concocté pour la fête des Mères, qui a ravi ses clients et qui devrait être renouvelé pour la fête des Pères.

Ce n’est donc que le début pour Where the river narrows, prémices de ce qui s’annonce comme une belle histoire culinaire.

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