Voyager et respecter l’environnement, c’est possible!

Près de 4000 km en vélo et kayak

Thomas Destailleur au coeur des steppes de la Mongolie. Le jeune homme aime se présenter comme un éco-sportif et un éco-voyageur. (Photos: courtoisie)
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Thomas Destailleur n’en est pas à son premier périple. Tanzanie, Mongolie, Indonésie, Islande… Ce kinésithérapeute de 29 ans, originaire de Lille, installé à Toronto depuis septembre dernier, a déjà parcouru de nombreuses contrées lointaines.

«J’aime bien bouger, je suis un peu nomade», confie-t-il à L’Express.

Mais voyager a un coût, et pas seulement financier… Thomas estime que ses longues excursions, notamment en avions, ont un impact environnemental.

«J’ai été un sacré pollueur ces dernières années», dit-il avec amertume.

Pour remédier à ce plaisir coupable, ce dernier n’a pas abandonné sa passion des expéditions, mais l’a repensée. «Je veux désormais voyager différemment.»

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«Open your wild», une déclaration d’amour à la Planète  

Très jeune, Thomas a été au contact de la nature et a été sensibilisé, notamment par ses parents, aux enjeux environnementaux. C’est d’ailleurs son goût pour les espaces verts qui l’a mené au pays du sirop d’érable.

«Je suis très attiré par les paysages naturels. Le Canada, c’était donc pour moi une évidence».

C’est à Toronto qu’il a commencé à concevoir son projet «Open your wild»: la promotion d’un mode de vie et de voyage respectueux de l’environnement.

Pour ce faire, il prépare un périple d’environ 4000 kilomètres cet été dans l’Ouest canadien, «Canada Across Water», qui se fera qu’à partir d’activités sportives, en vélo et kayak. Sans oublier l’utilisation de matériels ou d’équipements éco-responsables.

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L’itinéraire de «Canada Across Water».

L’eau, l’un des plus grands enjeux environnementaux, sera le fil conducteur de cette aventure.

La phase d’élaboration fait aussi partie du projet et permet de dénicher et véhiculer des alternatives éco-responsables.

«Je ne pensais pas que cela me prendrait autant de temps», livre Thomas en souriant.

Le site Web, trouver des contacts, la logistique du voyage… Cela fait maintenant plus de six mois qu’il se consacre au projet, à côté de son emploi dans les locations de logements sur Toronto.

«Je veux être un messager, un défenseur, un témoin, un dénonciateur» 

À travers son voyage, Thomas souhaite sensibiliser les gens au respect de l’environnement. C’est pourquoi il traversera des milieux naturels en danger, pour certains déjà en partie détruits par la main de l’homme.

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Son objectif: pointer du doigt la fragilité de ces espaces.

«Je vais faire un arrêt à Fort McMurray, troisième plus grande réserve de sable bitumineux au monde, exploitée pour son pétrole à ciel ouvert à quelques centaines de mètres de la rivière, ayant des conséquences désastreuses pour le cours d’eau, les espèces sauvages et les populations locales.»

voyage éco-responsable
Thomas dans les montages de la Corse.

Il partagera sur les réseaux sociaux ses aventures afin d’interpeller le plus de monde possible au sujet de ces enjeux. «Je veux rétablir la proximité entre l’Homme et la Nature».

Le sport comme alternative aux déplacements polluants

Hormis son trajet de Toronto à Jasper, le point de départ, qu’il fera en train, Thomas ne se déplacera qu’en vélo et kayak.

«Je suis un fan des défis sportifs», livre cet amateur d’escalade.

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Il a aussi exploré des espaces un peu plus étroits… comme ce tunnel de lave à la Réunion.

Toute aide est la bienvenue

En phase d’élaboration du projet, Thomas est avide de bons conseils pour limiter son impact environnemental.

Des astuces pour le zéro-déchet, des enseignes de vêtements éco-responsables… S’il présente lui-même des alternatives, il espère toujours en apprendre davantage grâce au partage d’expériences.

«Je ne prétends pas être l’exemple ultime du parfait écolo» 

 

En ce qui concerne le matériel et l’hébergement, Thomas a déjà obtenu quelques aides.

Grâce à une publication sur le groupe Facebook des PVTistes, il a reçu des adresses pour être hébergé à Jasper.

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Coucher du soleil sur la mer Morte en Jordanie.

S’il souhaite éviter les commanditaires, Thomas a contacté une entreprise norvégienne, WindPal, afin de se procurer une petite éolienne portative pour produire sa propre électricité.
«Ils m’ont répondu positivement la semaine dernière», se réjouit-il.

Dans la même logique, il recherche actuellement une petite cartouche à installer à l’arrière du kayak, un mécanisme qui lui permettrait de produire de l’énergie renouvelable.

Un film documentaire par la suite?

Pour supporter son projet et partager ses expériences, les photos et les vidéos, sur les réseaux sociaux et sur son site, font partie intégrante d’«Open your wild».

«J’ai fait une année de fac de cinéma avant de faire mes études de kinésithérapeute.»

À la suite de son voyage, Thomas souhaite peut-être ainsi réaliser un film documentaire à partir de ce qu’il aura rassemblé.

«J’ai grandi avec les reportages de Nicolas Hulot et du Commandant Cousteau», livre-t-il à L’Express en souriant.

Joli point de vue en Martinique.

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