Visite d’une usine à compost de Toronto

Compost
L'usine qui gère les résidus alimentaires à Disco Road est construite sur le site d'un ancien dépotoir.
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Placardées dans le métro, des images de pelures d’avocat incitent les Torontois à utiliser le Waste Wizard, une application mobile destinée à aider les citoyens à faire le tri de leurs déchets.

Si l’on cherche «sac de plastique» dans son moteur de recherche, le magicien nous invite à placer différents types de sacs, soit dans le bac de recyclage, soit dans la poubelle. Pourtant, la Ville invite les citoyens à utiliser des sacs de plastique pour y déposer leurs résidus alimentaires.

L’Express s’est donc rendu à l’usine de gestion des déchets compostables de Disco Road pour rencontrer Nadine Kerr, gestionnaire des opérations pour la Ville de Toronto.

Faciliter le travail des citoyens

«Si on a pris cette décision-là de permettre les sacs de plastique, c’est principalement pour des raisons d’accessibilité», affirme-t-elle. Selon la gestionnaire, l’obligation d’acheter des sacs spéciaux pour le bac vert pourrait être un frein pour de nombreux citoyens.

Avec cette mesure, l’usine de Disco Road envoie annuellement 12 750 tonnes de déchets non compostables vers les dépotoirs, soit environ 17% de l’ensemble de la collecte annuelle.

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Dans ces tonnes de rejets, on trouve des matériaux comme du verre ou du sable. «Les gens essayent de bien faire, mais ils jettent aussi dans leur bac vert des objets qui ne sont pas du tout compostables. Des fois on tombe sur des ustensiles ou même des souliers», raconte Nadine.

On en tire du biogaz

Après ce tri, la vraie matière organique passe par un processus de méthanisation dans un digesteur anaérobique. Durant 15 jours, la matière se divise en deux substances, du digestat et du biogaz.

Pour l’instant, le biogaz produit à l’usine de Disco Road est consumé, mais des rénovations en cours à l’usine de Dufferin devraient permettre à la Ville de récolter ce biogaz afin de le redistribuer sous forme de gaz naturel.

Vers les fermes locales

Après le processus en usine, ce sont 20 000 tonnes de digestats qui sont envoyées annuellement dans des fermes locales.

Une partie du compost qui est créé là-bas est ensuite redistribuée gratuitement aux résidents de Toronto lors des journées environnementales qui se tiennent jusqu’en septembre.

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