Université de l’Ontario français: «les partenariats seront la clé»

Dyane Adam (à g.) à la table d'honneur du Club canadien de Toronto, agitant un drapeau vert et blanc en anticipation du Jour des franco-ontariens (25 septembre).


21 septembre 2017 à 11h36

Les partenariats, affiliations et ententes d’articulation avec d’autres institutions universitaires et collégiales – francos, bilingues et anglos – seront la clé du succès de la future Université de l’Ontario français, selon Dyane Adam.

C’est ce qu’a affirmé le 19 septembre au Club canadien de Toronto la présidente du Comité de planification de l’UOF, dont le rapport a été diffusé le mois dernier par le gouvernement de la province, qui a promis d’y donner suite cet automne par un projet de loi.

S’adressant à un parterre de représentants du milieu de l’éducation et de l’administration publique venus s’ajouter à la clientèle traditionnelle de gens d’affaires et de professionnels du Club, l’ex-commissaire aux langues officielles du Canada et ex-principale du campus Glendon de l’Université York a raconté avoir été «forcée» de sortir de sa retraite pour aider à étoffer ce projet d’université réclamée par le mouvement associatif depuis plusieurs années.

Carrefour

Son rapport propose une université de 2000 à 3000 étudiants, dans un campus au bord du lac Ontario, à l’est du centre-ville de Toronto, auquel se joindrait le Collège Boréal, TFO et d’autres organismes communautaires et culturels. Ce campus, qui comprendrait des résidences pour les étudiants de l’extérieur de la métropole, deviendrait donc un «Carrefour francophone» ouvert à toute la francophonie torontoise.

Il y avait foule au Club canadien le 19 septembre pour entendre Dyane Adam.
Il y avait foule au Club canadien le 19 septembre pour entendre Dyane Adam.

Rappelons que le mandat confié à Dyane Addam était limité à Toronto et à la péninsule du Centre-Sud-Ouest de la province. Mais la nouvelle institution aurait une portée provinciale grâce à des partenariats avec des universités «mentors» comme l’Université d’Ottawa et Ryerson, mais aussi OCAD et U of T, dont certains programmes pourraient être suivis en français par les étudiants inscrits à l’UOF.

«Et mentors, ici, ne veut justement pas dire contrôle», précise Dyane Adam. «La gouvernance de l’UOF doit rester indépendante et entre les mains des Franco-Ontariens.»

Moderne

La conférencière a rappelé que la future université axera son enseignement sur ce qu’elle considère comme les quatre grandes problématiques du 21e siècle: «la pluralité humaine, les environnements urbains, l’économie mondialisée et les cultures numériques».

Le Groupe Média TFO contribuera puissamment à ce dernier volet en devenant carrément un lieu d’enseignement pour les étudiants de l’UOF. Son PDG Glenn O’Farrell était d’ailleurs membre du Comité de planification. D’autres organismes et entreprises pourraient accueillir des étudiants de l’UOF, un modèle testé actuellement par l’antenne torontoise du Collège La Cité.

L’UOF sera une «université repère de notre temps», résume Dyane Adam, une institution «agile et ouverte».

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin, a procédé à une «levée» du drapeau franco-ontarien au Club canadien de Toronto mardi, en anticipation du Jour des Franco-Ontarien (25 septembre).
Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Carol Jolin, a procédé à une «levée» du drapeau franco-ontarien au Club canadien de Toronto mardi, en anticipation du Jour des Franco-Ontariens (25 septembre).

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