Une réalisatrice française finalise un court métrage canadien-français

Sheket arrivera à l’automne

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Publié 20/07/2010 par Charlotte Vincent

Sheket, c’est le prochain film d’Andréa Cohen, une jeune réalisatrice française installée au Canada depuis huit ans. À peine le montage de ce court métrage achevé et avant de passer en post-production, Andréa a accepté de présenter à L’Express son film, fruit d’une collaboration entre la France et le Canada.

Quand Andréa vous donne rendez-vous dans un café, une drôle de coïncidence fait que le lieu est clos: il sert de décor pour le tournage d’un film. Rien d’étonnant pour cette passionnée de cinéma et de théâtre.

«J’ai fait des études en lettres modernes et en théâtre en France. Je me suis retrouvée dans le cinéma, par hasard, en aidant un ami pour un court métrage.»

Andréa devient par la suite assistante dans une société de production et travaille avec des grands noms du cinéma: Roman Polanski, Luc Besson, Michael Haneke… Elle se fait de sérieuses relations.

Mais c’est une fois arrivée à Toronto que l’inspiration lui vient.

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Inspiration torontoise

«Cette ville, qui était à l’opposé de ce que je connaissais, m’a donné de l’air et du temps pour écrire mes premiers scénarios. J’avais besoin de cette introspection», se rappelle Andréa Cohen.

En effet, la Ville-Reine l’a inspirée puisqu’elle a réalisé deux courts métrages: Indigestion et Body Scares, a lancé un festival de courts métrages (Les Nomades du court métrage) et a créé sa société de production, Living Cable Production Inc. Elle travaille notamment avec TV5 et le ministère de l’Éducation de l’Ontario.

Une histoire familiale

Son dernier projet en date est son court métrage Sheket, qui signifie «tais-toi» en hébreu. Pour ce court métrage de 23 minutes, Andréa s’inspire de son histoire, de son enfance passée avec ses grands-parents.

«C’est un huit clos entre trois personnes: un couple venu de Tunisie tardivement, où l’homme et la femme ne se comprennent pas et sont amoureux d’autres personnes. Au milieu, il y a cette petite fille d’environ 6 ans, qui cherche à comprendre leur histoire et leur culture», raconte la réalisatrice.

Comme pour Body Scares, un court métrage basé sur l’histoire de sa mère, Andréa a puisé dans ses souvenirs d’enfance pour écrire Sheket.

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«Je me sers de mon histoire, mais je pense que ce film est universel. Il traite de l’enfance et de la force de l’imagination.»

Pour la réalisation, Andréa a reçu une bourse du Conseil des Arts de l’Ontario.

Elle travaille depuis trois ans sur ce projet qu’elle qualifie elle-même de «court métrage canadien-français».

«C’est un film canadien tourné en France, car les décors au Canada ne se prêtaient pas à l’histoire.»

Elle a donc emmené toute son équipe canadienne avec elle pour dix jours de tournage intensifs dans un petit appartement à Paris.

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Le rôle de la petite fille est joué par Salomé Lemire, Frédérique Cantrel interprète la grand-mère et Miloud Khétib le grand-père.

Une projection sera organisée à Toronto à la fin de l’automne. Andréa Cohen compte par la suite présenter son film à plusieurs festivals, dont le Tiff.

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