Une interprétation très libre du Petit Prince

À l'école Saint-Frère-André

Jonathan Séguin (le Petit Prince) et Sandra Uhlrich (le renard).
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Une centaine d’élèves de l’école secondaire catholique Saint Frère-André, à Toronto, ont offert une adaptation libre et contemporaine des textes du roman Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, les 18 et 19 mai.

Intégrant des procédés numériques et dynamisant ce texte des années 40, les jeunes comédiens, chanteurs, musiciens et danseurs du programme ont créé une pièce musicale, multidisciplinaire et éclectique à tous les niveaux, L’Aviateur, incluant une interprétation sensible de Ne me quitte pas de Jacques Brel, des chants autochtones, de la danse classique ou encore des reprises contemporaines par l’orchestre de Billy Boulet, le prof de musique de l’école.

L'enseignante et metteure en scène Lucie Fortin.
L’enseignante et metteure en scène Lucie Fortin.

Neuf tableaux recréaient neuf passages de l’histoire du Petit Prince, avec les rôles du Renard, de la Rose, de l’Aviateur, du Petit Prince ou encore de l’Allumeur.

«Nous souhaitons que nos élèves soient en confiance et développent leur communication», explique la metteure en scène Lucie Fortin. L’enseignante s’est consacrée depuis l’automne à la production de ce spectacle haut en couleur. «Tout est fait de l’intérieur, les élèves ont participé à toute la création», dit-elle.

Le spectacle a été réalisé dans le cadre de leur cursus scolaire, un programme de pré-concentration artistique pour les 7 et 8es années et un programme de spécialisation en Art (musique, art dramatique, art visuel et danse). «Il existe également des programmes complémentaires où nos élèves apprennent les techniques de scène, de son, de lumière et de design d’intérieur», précise-t-elle à L’Express. «Ce sont d’ailleurs ces élèves que nous avons à la régie ce soir!»

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Valeurs des Premières Nations

Même si L’Aviateur est tiré d’un classique de la littérature française, la production y introduit des valeurs autochtones comme «sentir la responsabilité de ses sentiments» pour s’inscrire dans «le chemin de la vérité». Comme le dit le Petit Prince lors de son interaction avec le renard: «L’essentiel est invisible pour les yeux.»

Dans le courant de l’année, divers intervenants et artistes professionnels passent par l’école Saint-Frère-André, dans le cadre d’un programme du Conseil des Arts de l’Ontario, pour transmettre leur expertise. C’est le cas du vétéran Michel Payment, originaire de la baie Georgienne, qui est monté sur scène dans L’Aviateur pour interpréter des chants autochtones.

Hommage aux Premières Nations avec Michel Payment.
Hommage aux Premières Nations avec Michel Payment.

Beaucoup de travail

Chaque tableau était soutenu par un arrière-plan projeté sur grand écran, des montages audio-visuels qui dynamisaient la pièce. De l’avion en papier mâché en passant par une planète pas très ronde, le décor était réussi.

«Le but est de bâtir une pédagogie, avoir une approche culturelle et faire travailler l’imagination des élèves. On ne fait pas ça pour nous, mais pour eux», rappelle Lucie Fortin, qui explique que monter ce spectacle a représenté un investissement colossal en termes de temps et de personnes.

«Il y a une équipe de production, avec Billy Boulet à la direction musicale qui a fait un travail formidable, mais aussi tous les chanteurs et acteurs, la chorale, l’orchestre, les troupes de danses, l’équipe technique, l’équipe de tournage et beaucoup d’enseignants qui ont donné de leur temps pendant plusieurs mois.»

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