Une application pour partager son amour de la littérature

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Vous êtes amateurs de livres papier dans n’importe quelle langue? Envie de donner, de prêter ou bien de conseiller vos coups de cœur littéraires? Booxup est l’application qu’il vous faut!

Il s’agit d’une plateforme virtuelle gratuite d’échanges de livres, déjà utilisée par des milliers de personnes, offrant près de 35 000 livres. L’app a été créée en mars 2015 en France par Robin Sapp et David Mennesson.

Lancée chez nous samedi dernier au Canadian Stage en partenariat avec le Consulat de France à Toronto, cette utilisation est dorénavant disponible sur n’importe quel téléphone portable intelligent à Toronto.

Pour devenir «booxiste», il suffit de télécharger l’application et de se connecter, soit par l’intermédiaire de Twitter, Facebook ou bien en donnant son adresse électronique. Devenu membre, on peut avoir accès à tous les livres de la communauté qui sont proposés et créer sa propre bibliothèque en scannant le code-barre via son téléphone mobile pour la mettre ensuite à disposition de tout le monde.

Par la suite, chacun est libre de transmettre son livre de la manière qu’il le souhaite: en se donnant rendez-vous pour un café ou en déposant le livre dans la boîte aux lettres du demandeur.

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«Les créateurs de cette application se sont rendu compte que l’échange de livres se pratiquait beaucoup, que les gens avaient besoin de place dans leur bibliothèque, qu’ils avaient envie de nouveaux livres, mais qu’ils n’avaient pas forcément les moyens d’en acheter», explique la chargée de mission pour le livre et le débat d’idées au Consulat de France à Toronto, Ella Waldmann, qui a organisé l’événement.

«L’idée est que le plus de personne possible s’abonne et s’enregistre sur l’application pour créer une communauté, peu importe si on est à Toronto ou à Montréal», rajoute-t-elle.

Loin de vouloir concurrencer les librairies et le réseau de bibliothèques en français, il s’agit au contraire pour un grand nombre d’un excellent moyen de faire circuler la littérature française.

«De tout temps, les gens se sont prêté des livres. Ici, l’idée est de créer des communautés. On sait très bien que, pour trouver le livre que l’on veut, il faut l’acheter à la librairie. Au contraire, c’est la circulation des livres qui donne encore de plus envie de lire. Cela crée un lien et de l’intérêt auprès de la lecture et de la littérature», s’enthousiasme-t-elle.

Le lancement au Canadian Stage de la rue Berkeley, animée par Janine Messadié, permettait de rencontrer la traductrice Jessica Moore, l’écrivain Russell Smith, le directeur artistique du Canadian Stage Matthew Jocelyn, l’artiste multidisciplinaire Adrienne Medjo et le directeur artistique du Théâtre français de Toronto, Guy Mignault, qui ont notamment parlé des livres qui les ont touchés et influencés.

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Ainsi, l’écrivain, journaliste et professeur Russell Smith a mentionné Paul Éluart, qu’il a découvert alors qu’il avait 18 ans lors d’un échange universitaire à l’Université de Poitiers, en France.

Amoureux de la littérature, il adore les gens qui se passionnent pour les livres. «C’est important de partager des livres, car on est de plus en plus séparé des autres parce que l’on vit sur internet. Pour moi, c’est beaucoup plus attirant d’être avec des gens réels, de parler d’objets réels».

Pour Guy Mignault, un adepte de l’échange, «c’est une excellente idée de faire un événement comme celui-là. Quand je lis un livre et que j’en parle à quelqu’un qui s’y intéresse, je lui donne, car je ne vais pas le relire. Avoir un plein mur de livres ce n’est plus aussi nécessaire à notre époque», affirme-t-il.

Rassemblant une bonne diversité de livres, ce lancement a fait des heureux parmi les francophones présents samedi. «Je suis à Toronto depuis 3 ans et je pense que le fait de vivre à l’étranger, dans un milieu anglophone, me donne encore plus envie de lire en français, ma langue natale», explique Juliette, une participante.

«Or c’est assez dur de trouver des livres en français qui ne sont pas québécois, hormis la bibliothèque ou la librairie qui vient d’ouvrir. C’est un bon moyen de pouvoir lire un peu plus en français et de pouvoir posséder des livres pour ceux qui ont un tout petit budget comme le mien. J’aime l’idée de partager des livres, que des gens les ont lut avant.»

Si sa mission première est le don, le prêt ou l’échange de livres, Booxup est également un lieu de rencontre pour débattre entre lecteurs sur des thématiques ou personnages littéraires.

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