Un virage à 180 degrés pour le Cirque du Soleil

DELIRIUM

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DELIRIUM, le dernier-né du Cirque du Soleil quitte l’univers traditionnel du chapiteau jaune et bleu, sa piste aux étoiles, ses clowns et acrobates, pour faire la part belle à un univers multidimentionnel qui mêle les arts de la scène à des morceaux énergiques de musique live, le tout sur fond d’images multimédia hautes en couleur.

Cette fois, au rythme des tambours et autres percussions, la musique et le multimédia deviennent les composantes essentielles d’un univers circassien aux allures de gigantesque rave party bigarrée.

C’est le show dont tout le monde parlait, avec des opinions des plus contrastées allant «totalement original, bravo pour le Cirque qui a réussi à se renouveler» à ceux qui n’ont pas du tout aimé, déplorant l’aspect «comédie musicale» du spectacle, soit un show au goût de recyclé.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout au long de cette 17e production du Cirque du Soleil, la musique est présente sous toutes ses formes, du rock électrique des années 80 au tango en passant par les rythmes africains, avant qu’un gigantesque carnaval de Rio n’envahisse la scène, sous les traits d’une danseuse de samba dont la robe jaune se déroule pour laisser échapper autant de danseurs qui transforment la scène en une gigantesque fête de rue.

L’idée de départ qui a présidé à la création de DELIRIUM était de réunir les meilleures chansons du Cirque du Soleil en une sorte de pot-pourri permettant de conduire le spectateur d’un tableau à l’autre. Pendant le spectacle, on reconnaît d’ailleurs au passage des morceaux tel qu’Alegria, ici remixés, dotés d’une touche techno pour revigorer l’ensemble.

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DELIRIUM, c’est aussi des numéros d’équilibristes, de personnages montés sur échasses, des écrans gigantesques sur lesquels défilent, pendant une heure trente, un joyeux fouillis visuel d’images virtuelles, tandis que, sur scène, se succèdent une vingtaine de tableaux comme ces joueurs de tambours africains qui délivrent une performance des plus électrisantes.

Il est vrai que les numéros ne sont pas tous de qualité égale. La séquence aquatique où l’on voit des personnages flotter dans l’océan est d’une beauté toute poétique, mais l’on reste moins convaincu par certains entre-deux, avant que le numéro de l’artiste au cerceau ainsi que d’autres prouesses acrobatiques ne viennent attirer de nouveau l’attention du spectateur.

DELIRIUM n’a ni la magie de Corteo, ni la rigueur formelle de Varekaï. Il existe à part, dans un univers de spectacles visuels à grande échelle qui n’est pas sans faire penser aux méga-productions de Las Vegas. C’est en tout cas très différent de ce que à quoi le Cirque avait habitué les spectateurs jusqu’à présent.

Après avoir effectué un passage-éclair dans la Ville-Reine les 20 et 21 févriers derniers, DELIRIUM continue sa tournée dans plusieurs villes des États-Unis.

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