Un réseau muséal pour percer l’énigme de l’expédition Franklin

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Un réseau muséal créé par le Musée royal d’Ontario (ROM) et Parcs Canada fera connaître les découvertes sur l’expédition Franklin dans dix musées du pays, d’Halifax à Victoria.

Pendant trois ans, ces musées présenteront simultanément l’exposition Sur les traces de Franklin qui traitera de l’expédition perdue de John Franklin dans l’Arctique, dont on a retrouvé les traces en 2014.

Déjà le 18 décembre, on avait inauguré au ROM la première installation de cette exposition: une réplique imprimée en 3D de la cloche récupérée en septembre 2014 sur l’épave du HMS Erebus.

«Le ROM est ravi d’aider le réseau des musées canadiens à présenter cet incroyable moment d’histoire au plus grand monde possible», déclare Mark Engstrom, le directeur général intérimaire du grand musée torontois.

«Compte tenu de la poursuite de la recherche subaquatique sur l’Erebus et de la recherche pour retrouver le Terror, nous nous réjouissons d’enrichir le contenu de ce projet au cours des trois prochaines années.»

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Chaque musée pourra ajouter des programmes instructifs ainsi que des mises à jour sur son site Web, de même qur du matériel d’appoint enrichissant. Environ tous les 6 mois, les recherches en cours seront actualisées simultanément dans les dix musées concernés.

«Au départ, on avait proposé de faire une exposition qui allait faire une tournée du pays, mais aucun musée ne voulait être le dernier à recevoir l’exposition», explique la directrice des partenariats à Parcs Canada, Ellen Bertrand.

«Alors on a conçu une exposition qui sera tenue en même temps à chaque endroit et qui évoluera en même temps.»

Mythique passage du Nord-Ouest

En 1845, l’explorateur britannique John Franklin part vers l’Arctique canadien avec deux navires en quête du passage du Nord-Ouest qui permettrait, l’été, de relier l’Atlantique au Pacifique, pour la gloire de la couronne britannique.

Les 129 hommes d’équipage n’ont jamais été revus. Ce mystère a motivé une recherche massive qui se poursuit encore de nos jours (sous l’égide de Parcs Canada) et demeure 170 ans plus tard, l’un des plus grands mystères de l’histoire canadienne.

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«La première partie du mystère est résolue avec la découverte de l’épave de l’Erebus en 2014. On continue nos recherches dans les années à venir», rajoute-t-elle.

«Cette épave de l’Erebus nous donne la chance d’aller fouiller et de trouver des artefacts qui vont peut-être nous aider à résoudre certaines parties du mystère, construire certaines théories, rejeter d’autres théories. Pourquoi ces hommes n’ont pas pu survivre alors qu’ils étaient si bien équipés pour leur époque?»

Si les scientifiques examinent notamment la vie marine qui pousse sur l’épave et une cinquantaine d’artefacts récupérés, Ellen Bertrand rappelle que leur plus grand espoir est de trouver des documents traditionnellement placés dans des tubes étanches.

«On pourrait peut-être aussi trouver des restants de nourriture ou d’autres choses abandonnées. En effet, on a la liste d’équipement qu’ils avaient quand ils sont partis, donc on peut noter ce qu’il manque pour essayer de percer le mystère.»

Valeur éducative

Une horde d’élèves d’écoles canadiennes étaient présents dans les musées participants le 23 mars pour l’inauguration simultanée.

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«Cela nous aide à mieux comprendre l’histoire de la découverte du passage du Nord-Ouest, qui est associée à la fondation du Canada», indique Mme Bertrand. «Cela nous aide également à comprendre la vie dans l’Arctique, les riches connaissances des Inuits qui nous ont transmis d’année en année des histoires de ce qu’ils ont vu. Presque toutes leurs histoires ont été validées quand on a retrouvé l’Erebus là où ils disaient l’avoir vu.»

L’aspect éducatif apparaît primordial pour Ellen Bertrand, qui soutient ce projet depuis cinq ans. «Quand on a retrouvé l’épave, j’ai initié un plan éducatif et d’engagement public. Pour moi, ce qui m’allume, c’est de pouvoir accrocher les jeunes et les intéresser à découvrir d’autres histoires de notre pays.»

Dans le cadre de l’inauguration de l’exposition, un «Google hangout» sur Skype a été organisé pour les élèves. Ryan Harris, un archéologue plongeur de Parcs Canada, en profité pour partager son expérience et ses connaissances sur l’expédition Franklin.

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