Un projet de loi pour que la bataille des épingles à chapeau soit célébrée chaque année

L’école Guigues à Ottawa (en 1970) et «les gardiennes de l'école Guigues» en 1916. Photos: Centre de recherche en civilisation canadienne-française, Université d’Ottawa.
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On pourrait commémorer chaque année, le 7 janvier, la «bataille des épingles à chapeau» qui avait opposé en 1916 des mères de famille franco-ontariennes aux inspecteurs d’écoles du gouvernement de l’Ontario.

C’est la teneur d’un projet de loi privé déposé cette semaine à Queen’s Park par le député de Mushkegowuk-Baie-James et porte-parole du NPD pour les Affaires francophones, Guy Bourgouin.

Queen's Park
Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique aux Affaires francophones, Guy Bourgouin. Derrière lui: Peter Hominuk, directeur général de l’AFO, le 25 septembre 2018 (Jour des Franco-Ontariens) à Queen’s Park.

Le Règlement 17

En 1916, les inspecteurs venaient vérifier l’application de l’infâme Règlement 17, adopté quatre ans plus tôt, faisant de l’anglais la seule langue de l’enseignement dans toutes les écoles de la province.

Les écoles françaises désobéissaient ouvertement à la loi. À Ottawa, devant l’école Guigues, des inspecteurs ont été accueillis par des femmes (surtout) brandissant leurs épingles à chapeau pour les empêcher d’entrer et de constater l’infraction au Règlement.

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D’autres batailles semblables se sont déroulées à Windsor, Penetanguishene, Sturgeon Falls, Cornwall. Le projet de loi de Guy Bourgouin souligne «l’importance de reconnaître les batailles menées par les francophones en éducation pour avoir y accès dans leur langue».

Marc Keelan-Bishop, un illustrateur engagé
Une affiche de Marc Keelan-Bishop au sujet de la bataille historique des épingles à chapeau en Ontario.

Résistance et résilience

«L’histoire de notre communauté s’est forgée en partie sur la résistance et la résilience», explique le député.

Il a présenté son projet ce lundi 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, parce que ce sont surtout ici «de fières Franco-Ontariennes» qui se sont illustrées sur le terrain.

L’initiative enthousiasme Carol Jolin, le président de l’Association de la francophonie de l’Ontario. «C’est un geste important que pose le député Guy Bourgoin», dit-il. «L’histoire est importante: pour savoir où l’on va, on doit savoir d’où on vient. J’encourage les parlementaires à adopter son projet de loi.»

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