La nouvelle est passée inaperçue dans nos médias. Pourtant, l’approbation par l’Organisation mondiale de la santé, en novembre dernier, du premier médicament contre la malaria pour les enfants, pourrait faire une différence, considérant que les enfants de moins de 5 ans représentent 74% des décès à cause de la malaria.
Il y a maintenant plus d’un siècle que sont connus les parasites de la famille Plasmodium, responsables de la malaria, et qui sont transmis aux humains par une piqûre de moustique.
Mais ils continuent de déjouer les scientifiques — et le fait que ce soit une maladie qui sévit essentiellement en Afrique a contribué à limiter les investissements au fil des décennies.
250 millions de cas par an
Selon diverses estimations, on compte au moins 250 millions de cas par an, dont 95% sont en Afrique, et la maladie tue au moins 600 000 personnes, dont les trois quarts sont des enfants.
Ce qui a été récemment annoncé concerne le primaquine, un médicament utilisé depuis 60 ans, mais qui n’avait jamais été employé à des doses acceptables pour les jeunes enfants.

