Un jardin aquatique, pourquoi pas ?

Tout à fait possible, selon le temps et l’espace que l’on veut y consacrer

Nénuphars et laitues d'eau embellissent, purifient et fournissent de l’ombre. (Photos : Les Serres M. Quenneville)


28 juillet 2018 à 12h00

Rien n’est plus apaisant que le bruit de l’eau qui coule dans un jardin. Pourtant, plusieurs hésitent avant de se lancer dans l’aventure d’un jardin aquatique. Or, il est possible, à la hauteur du temps et de l’espace que l’on veut y consacrer, d’aménager un point d’eau qui fera l’envie de notre entourage.

Dans l’aménagement d’un jardin d’eau, comme dans autres choses, il est question d’équilibre. L’équilibre entre la grandeur du bassin et le nombre de plantes à y introduire est essentiel si l’on souhaite maintenir la qualité de l’eau et éviter le développement d’algues.

Aussi, il existe trois groupes de plantes: les plantes submergées, émergées et flottantes. Le déséquilibre entre ces groupes entraînera des défis.

Aux plantes, on peut aussi ajouter quelques poissons auxquels se joindront d’autres espèces, de façon temporaire ou permanente: oiseaux et batraciens. Voilà, vous avez recréé un véritable écosystème!

Lumière diffuse

L’identification de vos besoins et de vos attentes est primordiale avant de débuter votre projet à grande échelle afin d’éviter les déceptions et le gaspillage. Vous choisirez vos plantes en fonction du style que vous voulez créer.

Un étang au look naturel sera avantagé par l’introduction de plantes rustiques ou indigènes comme les iris, les juncus et les lobélies du cardinal, entre autres. Une fontaine sera mise en valeur avec des papyrus par exemple.

Dans tous les cas, il est de mise de choisir une bonne exposition, soit la mi-ombre. L’introduction de lumière diffuse permettra aux plantes de se développer sans permettre le développement d’algues par le réchauffement de l’eau.

La jacinthe d’eau, une essentielle pour maintenir la qualité de l’eau.

Équilibre écologique

Bien que l’ajout d’une pompe puisse créer de l’effet, elle n’est pas nécessaire au maintien de la qualité de l’eau. En effet, l’équilibre écologique filtrera l’eau de façon naturelle. L’idéal est de recréer le cycle écologique qui permettra aux espèces introduites de se nourrir.

Une surabondance de matière nutritive dans l’eau encouragera la prolifération des algues. Trop de poissons ou une décomposition importante de la végétation peut créer un déséquilibre.

Ratio émergentes, flottantes, submergées et nénuphars

Le ratio idéal afin de maintenir notre équilibre est pour un étang d’une vingtaine de pieds carrés: trois flottantes, huit submergées, un nénuphar et de la végétation émergente au besoin.

L’introduction d’une vingtaine de poissons contribuera à réduire la population de moustiques, puisque les poissons se nourriront de leur larve ainsi que de végétaux comme les algues.

Les plantes flottantes ont comme fonction de fournir de l’ombre et de servir de refuge aux petits poissons. Elles contribuent à la santé de votre point d’eau en y conservant l’oxygène. Il ne s’agit que de les déposer à la surface, elles y flotteront.

Un plant de papyrus (Photo: Agricom)

Plantes purificatrices

Les plantes submergées peuvent être placées dans des paniers que l’on posera au fond du bassin si on ne peut pas les y planter. Elles ont un rôle de purificateur.

La végétation émergente que l’on peut aussi qualifier de plantes de milieux humides fait le pont entre l’étang et le reste de votre aménagement. On les retrouvera dans les parties moins profondes. Elles purifient l’eau, mais donnent aussi de la structure en plus d’attirer la faune.

Les nénuphars embellissent, purifient et fournissent de l’ombre. On peut les placer dans des paniers que l’on glisse au fond du bassin. En quelques jours, ils pousseront jusqu’à la surface.

Hiverner son jardin

L’hiver, les plantes non rustiques peuvent être rentrées à l’intérieur. Les rustiques peuvent être taillées. On enlève les débris et les feuilles mortes de la surface.

Si l’étang est assez profond, on peut y laisser les poissons en s’assurant de faire un trou dans la glace afin de permettre aux gaz produits par la décomposition des végétaux de s’échapper.

En résumé, il est possible d’avoir un petit ou un grand point d’eau dans son jardin. En plus de nous offrir la quiétude, il attirera la faune pour notre plaisir.

Caltha palustris (Photo: Agricom)

Variétés coups de cœur

En terminant, voici nos variétés aquatiques coups de cœur :

Annuelles

Cyperus Papyrus King Tut : Superbe papyrus à croissance rapide et aux tiges triangulaires, il s’intègre bien aux jardins aquatiques, mais aussi aux aménagements ornementaux pour y ajouter de l’originalité.

Jacinthe et laitue d’eau : Deux flottantes essentielles afin de maintenir la qualité de l’eau de  notre bassin. L’une fleurit, l’autre saisit par son feuillage ondulé.

Vivaces

Nénuphar changeant : La couleur des fleurs change de l’abricot au rose saumon au fur à mesure qu’elles vieillissent, donnant ainsi l’impression d’avoir plus d’une plante.

Caltha palustris : Plante de milieu humide avec de superbes fleurs jaune lumineux et un feuillage lustré.

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