Un gym franco qui vise haut et loin

United Athletics

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Transmettre un savoir sportif et une pratique, à travers «différentes disciplines et des exercices physiques, tout en contribuant à dynamiser la communauté francophone», c’est le mandat de United Athletics, une salle multisports torontoise au 1034 de la rue Bloor ouest, près la station de métro Dufferin.

L’accueil est chaleureux. En français ou en anglais, le personnel de l’établissement prie les visiteurs de bien vouloir se déchausser avant d’entrer. Question de propreté pour la salle.

Une salle dont le gérant Geordane Thomas est fier. Dans son bureau, adjacent aux tatamis et au ring de boxe, en compagnie de l’enseignante de yoga, le jeune homme de 24 ans, casquette vissée sur la tête, explique que l’idée de monter United Athletics est venue d’un manque: «il n’y avait pas vraiment d’organisme où on pouvait faire des activités sportives en français».

M. Thomas n’a pas forcément cherché à cibler les francophones, c’est plutôt «l’univers qui a un peu orchestré tout ça», s’amuse-t-il.

Simplement, «on est Français, donc on a proposé aux amis que l’on connaissait de venir». Des amis rencontrés durant sa scolarité, notamment au Collège français, l’école secondaire du Conseil scolaire Viamonde au centre-ville.

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United Athletics a tout d’abord visé la clientèle du quartier, puis s’est attelé à approcher la communauté francophone.

Aventure

C’est avec le soutien inconditionnel de son entraîneur de boxe, de sa famille et de ses amis, que Geordane Thomas s’est lancé dans l’aventure corps et âme.

D’abord, il a fallu partir à la recherche d’instructeurs.

Afin de former une équipe solide, le jeune homme et ses assistants ont fait jouer leurs réseaux de contacts. Ils ont réussi à trouver des entraîneurs de soccer, de yoga, de boxe, de jujitsu brésilien et même d’haltérophilie. Pari réussi avec un plus: tous les entraîneurs parlent français, à deux exceptions près, les professeurs de boxe et de jiu-jitsu brésilien.

Ensuite il a fallu trouver des locaux. L’équipe a opté pour une salle aux abords de la station Dufferin, dans le quartier où Geordane Thomas a grandi. Le gérant s’est complètement investi dans ce projet, puisqu’il y a mis «toutes ses économies». Ses nombreux soutiens ont également largement contribué à la mise sur pied du gym.

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United Athletics a finalement vu le jour cet été sous la forme d’un organisme à but non lucratif. La formule parfaite pour un gérant qui souhaite «partager» sa passion avec la communauté. «Tous les revenus générés doivent être pour la salle», insiste Geordane Thomas, «afin de créer des programmes pour la jeunesse, pour la communauté ou encore accorder des subventions aux personnes qui ont peu de moyens pour s’offrir un abonnement».

Le sport dans les veines

Au départ, Geordane Thomas pensait devenir auxiliaire médical. En fin de compte, le sport l’a emporté sur la médecine.

Il faut dire que le jeune Français, né à Toronto, fait du sport depuis son enfance. Pas un, mais plusieurs. Soccer ou basket, Geordane Thomas troque volontiers ses crampons pour des espadrilles. Et à 17 ans, il découvre la boxe et ne la lâche plus.

Parallèlement à ses études collégiales d’auxiliaire médical à Sudbury, il pratique la boxe thaï et, une fois ses études terminées en novembre 2013, il décide de partir en Asie pour s’imprégner des techniques de boxe.

En Chine ou en Thaïlande, l’expérience est très formatrice. Pourtant Geordane Thomas sent que sa place est à Toronto: «le seul qui disposait du bénéfice de cette situation, c’était moi! Si je revenais à Toronto, c’était pour transmettre cette passion au plus de monde possible».

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Avec 82 membres à son compteur et une équipe de 11 professionnels, le jeune homme ambitieux a atteint une première étape. Cependant il ne compte pas en rester là.

Ateliers pour les écoles

À l’avenir, le gérant de United Athletics souhaite toucher plus de membres de la communauté francophone, «engager la société à tous les niveaux». Non seulement par le biais d’activités sportives, mais aussi en proposant des ateliers, dans le but de se faire connaître et de tisser des liens avec les francophones de Toronto.

M. Thomas espère également qu’un programme pour les jeunes verra bientôt le jour. «On voudrait travailler avec le Conseil scolaire Viamonde et le Conseil scolaire de district catholique», proposer des activités sportives aux jeunes du secondaire qui ne disposent pas beaucoup de possibilités en matière d’activités en français à Toronto.

En ce qui concerne le soccer, une équipe devrait naître au mois de janvier prochain. En attendant, United Athletics propose aux adeptes du ballon rond de venir travailler leur agilité, leur rapidité ou encore leur explosion, à la salle de sports.

À terme, Geordane Thomas souhaiterait ouvrir plusieurs salles à Toronto et ailleurs, comme en Haïti, en Inde, en Amérique-du-Sud, en Afrique ou en Roumanie. «Il y aurait une maison-mère à Toronto» et les autres salles seraient liées, de façon à ce qu’un entraîneur exerçant en Roumanie, par exemple, puisse rejoindre une équipe de Toronto.

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Plus qu’un lieu pour pratiquer le sport, M. Thomas souhaiterait créer «une véritable communauté durable avec un accent mis sur le sport». Geordane Thomas a déjà prévu d’organiser des levées de fonds pour financer un projet en Haïti. Elles auront lieu les 20 et 31 décembre à la salle multisports.

www.facebook.com/pages/United-Athletics/

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