Un festival du film TIFFrayant

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Le Festival International du Film de Toronto (TIFF), qui prenait fin dimanche, fêtait les 25 ans de son célèbre programme Midnight Madness dédié aux films «différents». Les programmeurs s’en sont donné à cœur joie et, tous les soirs à minuit, ont gratifié les fans de films de science-fiction, horreur et autres bizarreries de nombreuses projections délectables, dans le programme en question, ainsi que dans les sections Vanguard, Présentations Spéciales, et Docs.

Dune

S’il y avait un documentaire à ne pas rater pour les amateurs, il s’agissait bien de Jodorowski’s Dune, une petite merveille retraçant la période de 1970 à 1974 où le célèbre auteur de bandes dessinées, à l’époque cinéaste à succès, préparait en France l’adaptation du livre de Frank Herbert.

Ce film sur un projet jamais réalisé surprendra les fans de science-fiction et changera à jamais votre vision des classiques de la fin des années 70 et début 80.

Aucun des films célèbres comme Blade Runner, Star Wars et Alien n’a échappé à l’influence du génie créatif de Jodo et de son équipe, certains embauchant carrément toute l’équipe réunie pour le projet Dune.

Vampires

Les amateurs de Vampires auront trouvé leur compte avec, entre autres, le dernier film de Jim Jarmush, Only Lovers Left Alive qui, sur fond de ville millénaire vibrante (Tangers), de cité éphémère mourante (Détroit) et de musique délicieusement envoutante, nous conte les retrouvailles et l’odyssée romantique d’un couple d’amants immortels et leurs problèmes pour se ravitailler en sang frais au XXIe siècle.

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Les fans de films plus musclés auront choisi Rigor Mortis, de Juno Mak, mettant magistralement en scène des «vampires sauteurs chinois», ou encore Afflicted, un faux documentaire illustrant jour par jour les affres de la transformation d’un jeune touriste américain mordu par une vampire parisienne lors d’un voyage en Italie.

Torture psychologique

En ce qui concerne l’horreur pure, psychologique, sanguinaire ou bien gore, les cinéphiles n’étaient pas en reste. The Sacrament, le nouvel opus de Ti West (Cabin Fever 2), s’inspire de l’histoire du massacre de Jonestown en 1978 pour montrer l’horreur et la torture psychologique dont sont victimes les âmes naïves embrigadées dans des sectes religieuses.

Oculus, très efficace et esthétique thriller supernaturel, déroule sous nos yeux et en mélangeant les époques, les aventures d’une sœur et d’un frère bien décidé à détruire un miroir centenaire maléfique et meurtrier, qui influence la perception de la réalité de ses victimes. 

Under the Skin, figurant une Scarlett Johanson très dénudée, nous expose la vie des Terriens à travers le regard d’une belle extraterrestre piégeant ses victimes dans les banlieues de Glasgow en Écosse.

Toujours chez les extraterrestres, Almost Human nous fait suivre un «enlevé» qui revient sur Terre deux ans plus tard pour reprendre sa vie de couple et se venger de son meilleur ami, tout en laissant un sillage sanglant derrière lui, et infectant sur son passage quelques malheureux de manière très «alienesque».

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Comédies

Les comédies étaient présentes également avec le très déjanté Why Don’t You Play In Hell, qui ravira les aficionados de membres tranchés et flots sanguinolents interminables, avec quelques scènes de combat au katana n’ayant rien à envier à Kill Bill.

Alex de la Iglesia, en grande forme, nous emmène dans un road-movie complètement fou à base de cambrioleurs traumatisés par les femmes, se retrouvant face à des sorcières basques assoiffées de sacrifices dans un Witching And Bitching totalement hilarant et au rythme effréné.

Les sexys PomPom Girls mortes-vivantes de All Cheerleaders Die, quant à elles, vous feront frissonner de plaisir et sourire à grand coup de sorcellerie wiccane (apparemment les sorcières ont le vent dans les balais cette année!).

Reste le morceau de choix de ce festival, ode surréaliste et décalée au sado-masochisme, «interdit aux moins de 100 ans» (d’ou le titre R100), au ton irrévérencieux et très poétique à la fois, mais à ne pas mettre entre toutes les mains.

Cette édition du TIFF, du 5 au 15 septembre, nous a encore une fois comblés de films magnifiques et de souvenirs inoubliables. Rendez-vous l’année prochaine, du 4 au 14 septembre 2014, et n’oubliez pas d’essayer de trouver les films cités ci-dessus lors de leur sortie en salle ou en DVD: ils en valent vraiment la peine!

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* * *

Le palmarès général du TIFF est une fois de plus divers, récompensant des films de tous horizons.

12 Years a Slave, du réalisateur Steve McQueen, a reçu le Prix du Public. Une récompense qui a échappé de peu au Québécois Denis Villeneuve pour son Prisoners.

Le Prix du meilleur long-métrage canadien a été remis à Alan Zweig pour son When Jews Were Funny, et le Prix du meilleur premier long-métrage canadien à Shayne Ehman et Seth Scriver pour leur Asphalt Watches.

Le Prix international des critiques de cinéma, pour le programme Découverte, a été remis au film mexicain The Amazing Catfish, de la réalisatrice Claudia Sainte-Luce.

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C’est Jehane Noujaim, pour The Square, qui a reçu le Prix du Public dans la catégorie documentaire.

Côté court-métrage, ce sont Walter Woodman et Patrick Cederberg qui ont reçu le Prix Youtube du meilleur court canadien, avec Noah.

Quant au programme Midnight Madness, la préférence du public s’est porté sur le film de Sion Sono, Why Don’t You Play In Hell?

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