Un examen indépendant de l’entente entre Staples et ServiceOntario

Staples, ServiceOntario
Un magasin Staples annonçant la présence d'un comptoir de ServiceOntario. Photo: Émilie Gougeon-Pelletier, Le Droit
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Publié 06/06/2024 par Émilie Gougeon-Pelletier

Le chien de garde fiscal de la province a décidé de se pencher sur l’entente signée entre le gouvernement ontarien et la chaîne de fourniture de bureau Staples.

Le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario (BRF) a confirmé qu’il mènera «un projet de recherche» sur cette entente, conclue en janvier dernier, visant à ouvrir des comptoirs de ServiceOntario dans des succursales de la multinationale Staples.

Le principe est similaire à celui des bureaux de poste dans les pharmacies Shoppers Drug Mart.

En Ontario, plusieurs centres de ServiceOntario sont privés, puisqu’ils sont exploités par des propriétaires d’entreprises indépendants.

Carte Santé ou permis de conduire

Depuis quelques mois, les Ontariens ayant besoin de services liés à leur carte Santé ou à leur permis de conduire par exemple, ou qui ont besoin de services gouvernementaux auprès de ServiceOntario, peuvent se rendre dans certaines succursales de Staples pour y arriver.

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Critiqué par l’opposition pour ne pas avoir effectué d’appel d’offres et pour avoir offert un contrat à une grande chaîne américaine, le gouvernement ontarien a refusé de révéler les détails entourant l’entente.

L’examen du bureau de Jeffrey Novak visera à comparer les «coûts et avantages financiers» concernant ce partenariat, a-t-il fait savoir dans une lettre envoyée aux libéraux, mais aussi en ce qui a trait aux contrats actuels avec d’autres détaillants qui exploitent des succursales de ServiceOntario.

Le chien de garde financier et indépendant vérifiera aussi si l’arrivée de ServiceOntario chez Staples et d’autres exploitants pourrait engendrer des pertes d’emplois.

Si le gouvernement lui fournit les documents qu’il demande, le BRF prévoit avoir terminé son rapport au début de 2025.

Économies

Le ministre des Services au public et aux entreprises, Todd McCarthy, a réagi à l’annonce de l’examen du BRF lundi en disant qu’il attend «avec impatience» les résultats.

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Selon lui, l’entente avec Staples mènerait à des économies de près de 1 million $ sur trois ans, soit la durée de ce qu’il décrit comme un projet pilote.

«En fait, leur histoire ne cesse de changer», a soutenu la porte-parole libérale en matière de finances, Stephanie Bowman.

C’est à la suite d’une demande de la députée Bowman que le BRF a confirmé qu’il se pencherait sur la question.

«Premièrement, ils ont déclaré que cette entente permettrait d’économiser un million $. Ensuite, ils ont dit que cela permettrait d’économiser un million $, mais sur trois ans. Et plus récemment, que ce serait en fait 900 000 $ sur trois ans», a-t-elle lancé.

Les libéraux ont demandé au BRF de lancer une enquête sur les coûts associés au changement et sur les économies d’un million de dollars sur trois ans que le gouvernement pense pouvoir faire.

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Les libéraux de l’Ontario ont aussi demandé au BRF de trancher sur la manière dont Staples sera rémunéré au cours du programme pilote de trois ans et sur les dispositions financières qui sont incluses dans l’accord.

Encore plus de kiosques

Le gouvernement Ford a récemment révélé son intention d’augmenter le nombre de kiosques de ServiceOntario.

Le ministère des Services au public et aux entreprises a publié, il y a quelques semaines, un avis de recherche pour des «détaillants de toutes tailles» qui voudraient bien héberger de nouveaux emplacements de ServiceOntario.

Le ministre Todd McCarthy a affirmé qu’il n’imposera pas de limite au nombre de détaillants qui pourraient accueillir un kiosque de ServiceOntario.

«Nous allons entendre autant de partenaires potentiels intéressés que possible», a-t-il fait savoir.

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