Un bâtiment industriel converti en ferme verticale

Agriculture écologique

Une idée qui a inspiré un entrepreneur de Guelph: la culture de laitues dans une section d'une usine Fujitsu au Japon.
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La hausse vertigineuse du prix des terres vous dissuade de démarrer votre propre entreprise agricole? Alors, sortez des sentiers battus: il est aussi possible de produire des cultures dans de vieux bâtiments industriels – et pas juste de la marijuana.

L’agriculture verticale, un concept agricole relativement nouveau, laisse entrevoir des possibilités nouvelles et prometteuses de cultiver des produits dans de nouveaux lieux.

Pour Oliver Lauzon, un entrepreneur de Guelph ayant œuvré dans le domaine de l’énergie renouvelable, l’agriculture verticale lui offre également la possibilité de poursuivre une carrière vouée à l’environnement.

Oliver Lauzon et Molly.
Oliver Lauzon et Molly.

Laitues

Cet été, M. Lauzon et son père, Paul, ont fondé Molly’s Vertical Farming.

L’entreprise agricole, qui porte le nom du grand danois de l’entrepreneur, est établie dans les 370 m2 d’un ancien atelier de débosselage; elle se spécialise dans la culture hydroponique de laitues Boston et romaine pour les marchés de gros et de vente directe dans la région.

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Il en a eu l’idée en visitant une manufacture de semiconducteurs Fujitsu au Japon, dans laquelle on avait converti une section sous-utilisée à la culture verticale de laitues.

À Guelph, Oliver Lauzon compte produire des laitues sur deux étages superposés dans son installation, ce qui doublera essentiellement l’espace à exploiter.

«Nous plaçons les graines dans des bacs de propagation, puis transférons les semis dans des plateaux de culture jusqu’à ce qu’ils soient prêts pour le repiquage dans le système vertical», explique l’entrepreneur. «Nous souhaitons aussi produire de la manière la plus écologique possible.»

Électricité

L’éclairage consommant ici une grande quantité d’électricité (chère en Ontario), M. Lauzon s’est tourné vers l’éclairage à DEL pour la production des laitues. mIl envisage de laisser les lampes éteintes pendant le jour – pour ne les ouvrir que la nuit – afin de profiter des tarifs d’électricité réduits.

Un système d’eau est également requis, mais les systèmes d’irrigation et de recirculation de l’eau comme ceux utilisés dans les serres modernes sont très dispendieux.

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Ainsi, M. Lauzon a décidé d’accomplir le travail lui-même. En pratique, cela signifie de concevoir et construire son propre système de production – de A à Z.

Expansion commerciale

Bref, c’est dans les économies d’échelle que tout se joue. M. Lauzon explique que l’objectif à moyen terme pour Molly’s Vertical Farm est l’expansion commerciale.

Pour le moment, il vise surtout les marchés à forte valeur ajoutée. Cela implique de cultiver des végétaux selon des pratiques culturales biologiques – ce qui devrait s’avérer un peu plus facile à l’intérieur d’un bâtiment propre – et de vendre ses produits à l’échelle locale le plus souvent possible.

«Avec le temps, nous espérons devenir plus grands, plus efficaces, et faire baisser les prix. Nous voulons produire des aliments pour tous les consommateurs, sans nécessairement nous concentrer sur des segments particuliers du marché», ajoute-t-il.

Fines herbes et petits fruits

Par ailleurs, M. Lauzon envisage de créer une section de recherche et de développement.

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Cela lui permettrait notamment de mettre à l’essai différentes cultures dans son système (notamment des fines herbes et des petits fruits) et de peaufiner son modèle d’affaires pour qu’il soit reproduit ailleurs, particulièrement dans les régions au climat plus froid.

D’ici là, M. Lauzon et son père visent à ensemencer leur première culture en octobre prochain.

«Nous devrons embaucher quelques employés à temps plein, et d’autres encore pendant les périodes de récolte. Nous avons aussi commencé à examiner des possibilités de partenariats, voire de programmes de stages, avec l’Université de Guelph », souligne-t-il. «Ça sera en soi un grand pas en avant.»

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