Trump nous aura écoeurés jusqu’à la fin

Mais il promet une transition ordonnée d'ici le 20 janvier

Des milliers de partisans de Donald Trump devant le Capitole à Washington le 6 janvier.
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Quelle fin ignominieuse, pour Donald Trump et ses partisans les plus fanatiques, que cette attaque du 6 janvier contre le Congrès pour perturber la certification officielle de la victoire électorale de Joe Biden!

Il s’agissait moins d’une tentative de «coup d’État» que d’une colère nihiliste, qui a profité d’une sécurité inadéquate au vu des fortes possibilités de violences que comportait l’ultime ralliement du président prévu en matinée.

Le Congrès américain à l’oeuvre.

Démocratie dysfonctionnelle

N’empêche que cette attaque a rabaissé les États-Unis au niveau des pays les plus dysfonctionnels.

Ça va prendre du temps avant que des responsables américains s’avisent de donner des leçons de démocratie à d’autres pays… ce qui est un peu dommage pour les gens de certains de ces autres pays; espérons qu’ils se débrouilleront.

Le président-élu Joe Biden a refusé de décrire les insurgés comme des «manifestants» exerçant leur liberté d’expression, ni même comme des électeurs républicains frustrés, les qualifiant plutôt de «terroristes».

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Trump a finalement demandé à ce bon monde de rentrer chez eux pacifiquement, en leur disant qu’il les aime et en continuant d’affirmer que les élections du 3 novembre ont été entachées de fraudes massives qui lui ont «volé» la présidence.

Environ 30% des Américains le penseraient aussi, selon quelques sondages, ce qui est énorme.

Mais aucun des juges nommés par Trump, ni le gouverneur républicain de Georgie, ni plusieurs élus républicains, ni Fox News n’ont cautionné ce narratif.

Le secrétaire à la Justice, William Barr, qu’on a pourtant toujours accusé d’hyper-partisannerie, a démissionné avant Noël plutôt que de s’enfoncer dans ce cul-de-sac.

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Le vice-président Mike Pence, loin de «manquer de courage» comme l’en a accusé Trump mercredi, a rempli son rôle constitutionnel correctement. Au milieu de la nuit, de sa tribune de président du Sénat, il a confirmé le résultat du vote au Collège électoral: 306 grands électeurs pour l’ancien vice-président de Barack Obama, 232 pour le président sortant.

Distillation de 81 millions de votes pour le Démocrate, 74 millions pour le Républicain.

20 janvier

Et le président sortant… va sortir! Donald Trump l’a confirmé après ce vote au Congrès, promettant une transition ordonnée d’ici au 20 janvier, date de l’investiture du nouveau président.

Depuis quatre ans, à chaque frasque ou déclaration intempestive du président, on s’est trompé en se disant qu’il ne pouvait pas tomber plus bas. Que des succès de son administration, ici et là, rachetaient son narcissisme détestable. Que ses accointances douteuses n’étaient que tactiques. Que ses adversaires aussi avaient des défauts. Que quatre années sont vite passées…

Rien de tout cela n’était ou n’aurait dû être normal. Ce sont les Simpsons qui avaient raison, en 2000, en imaginant un avenir dystopique suite à un mandat présidentiel de Donald Trump, déjà considéré à l’époque comme une de ces célébrités grotesques fascinantes pour lesquelles la vie est une téléréalité.

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On doit souhaiter qu’après le 20 janvier, Trump se retrouver seul et sans visibilité médiatique, son oxygène.

L’administration Biden aura les coudées franches pour les prochaines années, grâce à l’élection des deux sénateurs démocrates de la Georgie mardi.

C’est une excellente nouvelle pour tout le monde. On pourra évaluer les Démocrates à leur juste valeur plutôt que de blâmer la paralysie du gouvernement sur les divisions entre le Congrès et la Maison-Blanche.

Réduire la pandémie de covid à un niveau gérable serait déjà un succès. Or, ça risque d’être la partie facile comparée à la tâche – pas seulement pour les élus et les médias, mais bien pour tous les citoyens – de ramener la paix sociale et la prospérité.

CNN, Fox News, New York Times, Washington Post
6 janvier 2021: une journée noire pour la démocratie américaine.

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