Trois nouveaux «gens d’exception»

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Le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques ajoute trois noms à sa collection «Des gens d’exception»: Bernard Grandmaître, Claudette Paquin et Gaétan Gervais. Cette collection a pour objectif de faire connaître aux jeunes des écoles secondaires le profil de personnalités inspirantes à travers qui ils pourront découvrir un peu d’histoire et apprendre à mieux connaître la francophonie ontarienne.

Le profil de Bernard Grandmaître s’intitule Le père de la loi 8 et est signé par Adrien Cantin. On y apprend que le politicien fut d’abord un grand sportif, pratiquant «à peu près tous les sports imaginables» et travaillant bénévolement au Service des loisirs d’Eastview (Vanier). Son premier cheval de bataille fut la construction d’une patinoire intérieure (1967); elle portera son nom à partir de 1985.

Bernard Grandmaître a été tour à tour échevin, maire de Vanier, député provincial et ministre dans le gouvernement Peterson. Ce que plusieurs ignorent, c’est qu’il a mordu la poussière à deux reprises. Il a été défait lors de sa course à la présidence de la Municipalité régionale d’Ottawa-Carleton et lors de l’élection provinciale de 1981, dans le comté de Carleton-Est.

Lors de son premier mandat à la mairie de Vanier, Grandmaître dut faire face au «scandale des salons de massage» et congédier son chef de police. La municipalité lui doit un plan d’aménagement, avec espaces verts, et une revitalisation commerciale.

Une fois élu député d’Ottawa-Est, il ne tarde pas à faire son entrée au Conseil des ministres; il devient le premier membre du Cabinet «à prêter son serment d’office en français dans l’histoire de l’Ontario

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Bernard Grandmaître est un homme «qui a réussi bien dans la vie à force de travail acharné et qui a toujours eu un bon mot pour tout le monde».

Claudette Paquin

Le profil de Claudette Paquin s’intitule Franco-Ontarienne de cœur et d’action; il est signé par Robert Arsenault qui passe en revue le rôle joué par cette militante dans deux dossiers: l’École secondaire de la Huronie / Le Caron et l’autonomie de TFO. Dans le premier cas, l’auteur résume bien les tenants et aboutissants de la plus retentissante crise scolaire en Ontario français.

Au chapitre de TFO, on apprend que Claudette Paquin a joué un rôle clé dans plusieurs émissions, notamment Le lys et le trillium, Les Ontariens, A comme artiste, Villes et visages. Elle est particulièrement fière d’avoir rendu possible la diffusion du premier téléroman franco-ontarien, FranCœur.

Seule ombre au tableau: Claudette Paquin se dit déchirée par les tensions entre nos deux systèmes scolaires (public et catholique). Cela a «trop souvent créé un climat d’inconfort auprès de partenaires comme TFO», qui dessert la communauté «dans son ensemble».

Gaétan Gervais

Robert Arsenault signe aussi le profil de Gaétan Gervais – Le «gardien du dépôt. Il brosse le portrait d’un historien, d’un professeur, d’un chercheur et d’un animateur. Il montre comment Gaétan Gervais est passé de Canadien français pure laine à Franco-Ontarien au coton.

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On y apprend que ce professeur aurait aimé enseigner l’histoire économique. Mais l’Université Laurentienne lui a plutôt donné l’occasion de créer des cours d’Histoire de l’Ontario, d’Histoire du Nord de l’Ontario et d’Histoire de l’Ontario français. À titre de chercheur il a publié le fruit de ses recherches dans une foule de périodiques: Revue du Nouvel-Ontario, Cahiers Charlevoix, Recherches sociographiques, Ontario History, Revue de l’Amérique française, Francophonies d’Amérique, etc.

Gaétan Gervais est souvent nommé «père du drapeau franco-ontarien». Il insiste pour dire que le drapeau a été un travail d’équipe (dont il était l’animateur). «Le drapeau n’est pas signé et personne ne doit tirer quelque profit matériel que ce soit de cette entreprise.»

L’ouvrage souligne le rôle joué par Gaétan Gervais en tant que membre, puis président, du Conseil de l’éducation franco-ontarienne. Son seul regret est de ne pas avoir pu rendre possible la création d’une université franco-ontarienne, «outil absolument essentiel au développement de notre communauté, outil qui pour l’instant, lui fait toujours défaut».

Adrien Cantin, Bernard Grandmaître – Le père de la loi 8, biographie, Ottawa, Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, 2012, 76 pages.

Robert Arsenault, Claudette Paquin – Franco-Ontarienne de cœur et d’action, biographie, Ottawa, Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, 2012, 84 pages.

Robert Arsenault, Gaétan Gervais – Le «gardien du dépôt», biographie, Ottawa, Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, 2012, 106 pages.

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