Trois francos chez les Raptors

Une puissante occasion d’ouverture sur la Francophonie mondiale, selon Félix Saint-Denis

Serge Ibaka, Chris Boucher, Pascal Siakam.
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Les Raptors de Toronto accèdent pour la première fois de leur histoire aux championnats de la NBA et cela représente une puissante occasion de construction identitaire, d’animation culturelle et d’ouverture sur la Francophonie mondiale, selon Félix Saint-Denis, cheville ouvrière des Jeux franco-ontariens et du méga spectacle L’Écho d’un peuple.

Félix Saint-Denis trouve que les écoles secondaires devraient profiter de la vague victorieuse de la seule équipe canadienne de basketball «pour ouvrir nos cœurs à la Francophonie mondiale, puisque trois joueurs des Raptors sont des Franco-Ontariens d’adoption».

Serge Ikaba

Serge Ibaka, 2,08 m

Le Congolais Serge Ibaka est né à Brazzaville et sait parler quatre langues. Nombre de ses compatriotes ont connu l’exploitation dès leur enfance.

«Saviez-vous que chaque fois qu’on change de cellulaire, sans le savoir, on met en danger la vie d’un Congolais de 6 ou 7 ans qui travaille dans les mines de coltan», note Félix Saint-Denis.

«Tout comme Kimya le chante dans ses chansons Or & Flamme et Vivre au soleil (YouTube), on a tellement à apprendre de ces jeunes et ces gens qui viennent d’ailleurs pour enrichir nos vies.»

Pascal Siakam

Pascal Siakam, 2,06 m

Le Camerounais Pascal Siakam vient d’une famille de six enfants dans un pays qui vit présentement une crise politique. Ses compatriotes se font tirer dessus ou sont emprisonnés lorsqu’ils veulent exercer pacifiquement leur droit de contestation.

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Félix Saint-Denis souligne que nous accueillons dans nos écoles beaucoup de Camerounais à l’esprit de partage inégalé. «Donnons-nous le cadeau de la curiosité, de leur poser des questions pour ouvrir nos horizons!»

Chris Boucher

Chris Boucher, 2,08 m

Né à Sainte-Lucie aux Antilles, Chris Boucher a grandi au Québec et, comme nombre de nos voisins, a déménagé en Ontario pour trouver du travail. Félix Saint-Denis insiste pour que nous laissions de côté les vieilles rivalités Québécois-Ontariens et accueillions les nouveaux arrivants en les incluant à la table de la grande famille franco-ontarienne.

«N’attendons pas qu’ils s’intègrent ou non, incluons-les plutôt proactivement à la richesse de notre culture et de notre drapeau aux couleurs vert et blanc qui nous unissent tous, peu importent nos origines.»

Toronto et le Canada vivent présentement un moment unique dans l’histoire du basketball et, par ricochet, dans la diversité de notre Francophonie.

Serge Ibaka, Pascal Siakam et Chris Boucher sont des exemples du côté des sports. Il en va de même du côté de la littérature avec Didier Leclair, Blaise Ndala et Aristote Kavungu, pour ne nommer que ceux-là.

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