TRAPPIST: des planètes habitables à 40 années-lumière de nous

Le soleil du système TRAPPIST vu d'une de ses planètes les plus proches: une scène imaginaire que la NASA veut confirmer au cours des prochaines années.
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Sept planètes de la taille de notre Terre, dont trois pourraient posséder de l’eau liquide et être «habitables», tournant autour d’un soleil «nain», ont été découvertes dans la constellation du Verseau par la NASA, au moyen de son télescope spatial Spitzer.

Ce système solaire, baptisé TRAPPIST (pour le Transiting Planets and Planetesimals Small Telescope, au Chili, qui a fourni l’an dernier les premiers indices confirmés par Spitzer), est situé à 40 années-lumière de nous, soit 40 ans de voyage pour un signal radio ou des dizaines de milliers d’années pour une sonde.

Il s’agit du plus grand nombre de planètes habitables trouvées autour d’une même étoile, a indiqué la NASA ce mercredi 22 février, coïncidant avec la publication d’un article dans Nature.

Bien sûr «habitables» ne veut pas dire «habitées», ne serait-ce que par des bactéries, mais «cette découverte pourrait être une pièce importante du casse-tête», affirme un porte-parole de la NASA. «Répondre à la question ‘sommes-nous seuls dans l’univers?’ est une priorité de la science», fait-il valoir.

Selon leur densité, toutes les planètes de TRAPPIST seraient rocailleuses. La présence d’eau – liquide ou non – n’est encore qu’une hypothèse, mais c’est «notre meilleure cible jusqu’ici pour étudier l’atmosphère de planètes potentiellement habitables», selon Michael Gillon, de l’Université de Liège, en Belgique, l’auteur principal du rapport.

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TRAPPIST est une étoile beaucoup plus petite et «froide» que notre Soleil, qui ne pourrait permettre l’existence de l’eau à l’état liquide que dans les trois planètes les plus proches d’elle.

Les sept planètes de ce système sont plus proches de leur soleil que Mercure du nôtre, et elles sont si proches les unes des autres qu’une personne sur l’une d’elles pourrait apercevoir les reliefs et les nuages des voisines, plus grosses dans son ciel que notre Lune dans le nôtre.

Comme notre Lune pour la Terre, ces planètes présenteraient toujours la même face à leur soleil. Un côté est donc plongé perpétuellement dans la noirceur et l’autre dans la lumière. On imagine de grandes variations de températures et des vents forts.

Le télescope spatial Hubble a été appelé en renfort pour étudier ces planètes habitables, et les astronomes mettront aussi à contribution le télescope spatial ultra-sensible James Webb, qui doit être lancé en 2018. Ce dernier serait en mesure de détecter les indices de la présence d’eau, de méthane, d’oxygène, d’ozone et d’autres composantes de l’atmosphère des planètes de TRAPPIST.

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