Toronto assiégée par l’Orchestre symphonique de Québec

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Le Roy Thomson Hall a ouvert ses portes à l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) le 11 avril dans le cadre du programme «Orchestre invité». Un concert puissant auquel sous-tendait une invitation de la ville de Québec aux Torontois pour les fêtes du 400e de la capitale québécoise.

Il ne fallait pas plus que la baguette du chef d’orchestre Yoav Talmi pour hypnotiser la foule réunie dans l’enceinte sphérique du Roy Thomson Hall. Les 75 membres de l’OSQ sont débarqués en grandes pompes et en pleine forme dans la Ville-Reine avec sous le bras le compositeur québécois Clément Pépin, le Hongrois Franz Liszt et le Belge César Franck pour cette soirée à saveur des fêtes du 400e de Québec.

Une entrée remarquée

Bien qu’il ait trébuché sur les marches du podium qui l’accueillerait pour les deux heures et demi du concert, Yoav Talmi n’en n’est pas un pour s’enfarger dans les fleurs du tapis. Son coup de baguette franc et direct s’est fait sentir dès les premières mesures de l’Oiseau-phénix du Québécois Clermont Pépin.

Les notes justes et les émotions bien senties générées par le maître musical ont attiré l’oiseau-phénix (fr.wikipedia.org/wiki/phenix pour ceux qui veulent connaître la légende) hors des instruments de l’OSQ.

«Le concert, c’est moi!» – Franz Liszt

Alors que Louis Lortie s’est avancé d’un pas assuré sur la scène, plusieurs s’attendaient à voir le pianiste canadien de renommée internationale voler la vedette. Pourtant, cette fois-ci, non. Il s’est plutôt intégré à l’ensemble de l’OSQ et il a fait partie de l’amalgame musical.

Une intégration facilitée certainement par la complicité entre le maestro et le pianiste qui en fait l’éloge: «J’ai joué avec à peu près tous les orchestres symphoniques au Canada et avec plusieurs autres dans le monde, mais celui de Québec est sans doute un de ceux avec lesquels j’ai le plus d’affinités. Il s’est beaucoup développé avec Yoav Talmi et il est devenu un fruit mûr.»

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Malgré tout, impossible de ne pas rester bouche-bée devant le talent de Louis Lortie. Il a interprété avec brio les accords pourtant complexes du maître hongrois Franz Liszt au grand plaisir des spectateurs. Yoav Talmi lui-même n’a pas caché son admiration: «C’est rare qu’on joue le Concerto pathétique, mais avec Louis Lortie on peut se le permettre.»

Opération de charme

Bien que la fenêtre du programme «Orchestre invité» ait été profitable pour l’Orchestre symphonique de Québec, il n’en demeure pas moins qu’ils étaient à Toronto en tant qu’ambassadeurs des fêtes du 400e de la ville de Québec. On pouvait d’ailleurs sentir dans le menu de la soirée l’intention d’en mettre plein la vue.

On le ressentait entre autres dans le choix des morceaux interprétés, par exemple le ballet l’Oiseau-phénix de Clermont Pépin, compositeur très attaché à l’Orchestre symphonique de Québec et qui fait partie intégrante de son histoire, mais aussi dans le discours d’ouverture du concert où le chef Talmi a présenté une partie de la programmation des fêtes du 400e.

Sans doute pour donner un goût de Québec aux spectateurs torontois? Pierre Boulanger, directeur général des fêtes du 400e de Québec n’a pas caché sa fierté d’une telle promotion de ses événements: «Ce sont les meilleurs ambassadeurs. Maintenant on va pouvoir attirer les gens de Toronto à Québec.»

Il semblerait que cela ait fonctionné. La conseillère municipale Shelley Carroll qui était présente au nom du maire David Miller a répondu à l’invitation: «Notre public vous a donné les applaudissements que vous méritiez, notre public vous a accueilli et je suis certaine que vous ferez de même. Nous serons de la partie pour les fêtes du 400e, c’est une promesse.» On peut dire que l’OSQ a fait bonne impression quatre ans après son dernier passage à Toronto.

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